C HE VAU-LÉGER S.
1811—1814.
Napoléon ayant introduit dans l’armée française troisrégimens de chevau-légers levés en Pologne , cette inno-vation lui suggéra l’idée d’ajouter à l’arme de la cava-lerie une organisation de régimens ainsi dénommés, etd’en porter le nombre à neuf. En conséquence, il tira ducorps des dragons les régimens numéros 1, 3 , 8, 9, 10et 29, pour former, avec les trois déjà cités, celui deschevau-légers lanciers. Ce fut en 1811 que cette forma-tion eut lieu. Ces régimens devaient être d’abord attachésà chacune des divisions de cuirassiers, pour combattreà pied et à cheval avec le mousqueton, la baïonnette, lesabre ou la lance.
L’espèce de destination propre à cette troupe éléganteet légère, la fît diviser plus particulièrement dans sescadres pour les grades , les emplois et l’effectif deshommes et des chevaux ; toutefois comme son serviceavait plus de rapport avec les chasseurs, elle en eutpresque toute l’organisation.
Chaque régiment se formait de quatre ou six esca-drons à deux compagnies. Son complet, sous les éten-dards, était de 600 ou 3oo hommes.
Uniforme des régimens français : Casque à chenillesans plumet; veste de chasseur à cheval verte; pantalonvert à la hongroise ; ceinturon par-dessus la veste, etgants à la crispin. Boutons jaunes plats.
Un forme des régimens polonais : Schapska bleu avecpompon rouge; kurtka bleu; collet, revers, paremens,retroussis et passe-poil de la couleur distinctive; cein-ture bleue et blanche.