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Collection des uniformes des armées françaises : de 1791 à 1814 / dessinée par H. Vernet et Eugène Lami
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Chaque régiment était composé d’un état-major et dedix escadrons; l’état-major, d’un colonel, deux majors,dix chefs d’escadron, un capitaine instructeur, un quar-tier-maître, dix sous-adjudans-majors-lieutenans en pre-mier, dix chirurgiens, dont deux majors, quatre aides-majors, quatre sous-aides-majors, un vaguemestre, etc.;au total de 65 hommes.

Chaque escadron était formé de deux compagnies;chaque compagnie se composait d’un capitaine, un lieu-tenant en premier, deux lieutenans en second, un ma-réchal-des-logis chef, quatre maréchaux-des-logis, unbrigadier-fourrier, huit brigadiers, cent gardes-d’hon-neur, etc.; au total de 118 à 122 hommes.

Les colonels étaient choisis parmi les généraux de di-vision ou de brigade, les majors parmi les colonels; lesautres officiers avaient le même rang que les officiers dugrade correspondant dans la ligne.

On ne devait procéder que successivement à l’organi-sation des dix escadrons dans chaque régiment.

« A peine les cadres des premiers escadrons eurent-ils été mis à cheval, dit l’auteur des Institutions Mili-taires, que l’armée, étonnée de leur faiblesse et de leurinexpérience, les vit, dans les campagnes de Saxe et deFrance , se fondre au milieu des combats ou des mar-ches avec tout le dévouement et presque l’héroïsme desplus vieilles troupes. »

Les premier, troisième et quatrième régimens se dis-tinguèrent plus particulièrement dans la campagne dei8i 4> à l’affaire de Rheims, où le troisième, commandépar le comte Philippe de Se'gur, chargea et enfonça uncorps de cavalerie russe, et prit quatorze pièces decanon.

« Le lendemain de cette affaire, le champ de batailleoffrait un spectacle sanglant, mais glorieux. Le froi-