CANONNIERS GARDES-COTES.
17^3.—1814.
Il existait, avant la révolution, une milice locale des-tinée au service des batteries des côtes du royaume et àla surveillance de ces dernières. Cette institution, aboliepar l’assemblée constituante, qui chargea la garde na-tionale de remplacer les gardes-côtes, fut rétablie parle comité de salut public en 1793. Sur les points les plusrapprochés des rivages de la mer, s’organisèrent descompagnies de canonniers volontaires. On en comptajusqu’à cent, présentant un total de 10,000 hommes.Bonaparte, premier consul, établit une distinction dansle service des canonniers gardes-côtes. Cent compagniesfurent désignées pour être aux ordres et sous la directiondes corps de l’artillerie, comme troupe mobile au besoin.On en établit vingt-huit autres aux postes fixes dans lesîles du littoral, avec le caractère de garde nationale.
En l’an xr, le premier consul arrêta une nouvelle ré-partition des compagnies de gardes-côtes, et en porta lecomplet à 121 hommes pour chacune. Elles furent atta-chées à chaque direction d’artillerie en nombre plus oumoins considérable. Les compagnies sédentaires res-tèrent toujours affectées au service des lies du littoral.
A mesure que les conquêtes étendirent ce même lit-toral de l’empire, il se fit des créations locales de com-pagnies de gardes-côtes sur les mêmes principes et pourles mêmes destinations en Piémont , en Hollande et dansles villes Anséatiques. On en compta jusqu’à i 45 .
Les communes désignaient les hommes qui devaientcomposer ces compagnies, dont les officiers étaient nom-més par le gouvernement. Le garde-côte ne pouvaitavoir moins de vingt-cinq ans ni plus de quarante-cinq.