GARDE DU DIRECTOIRE.
1797.
En vertu de l’article 166 de l’acte constitutionnel del’an ni, le directoire exécutif avait une garde habituellesoldée aux frais de la république, composée de 120 hom-mes à pied et de 120 hommes à cheval, sous les ordresd’un officier-général commandant en chef, d’un colonelcommandant en second, d’un chef de bataillon, de deuxcapitaines, deux lieutenans et deux sous-lieutenans.
Par arrêté du 9 ventôse an v ( 1797 ), la garde à piedprit la dénomination de grenadiers à pied, et la cava-lerie celle de grenadiers à cheval . Cette garde subsistajusqu’au 18 brumaire an vin, époque de sa réunion àla garde du corps législatif, avec la dénomination degarde des consuls.
L’uniforme de la garde à pied était semblable à celuides grenadiers des demi-brigades d’infanterie de l’armée,à l’exception seulement du bouton, qui était timbré d’unfaisceau d’armes, portant autour ces mots en abrégé,Garde du directoire exécutif; et des paremens de l’ha-bit , qui étaient rouges, coupés et fermés par une patteblanche.
L’uniforme de la garde à cheval était le même quecelui de la garde à pied, à la seule différence qu’au lieud’épaulettes de grenadiers, il y avait des pattes rouges entrèfle, liserées de blanc. La culotte des cavaliers était depeau jaune ou blanche; le manteau blanc avec reverspareils; bottes à l’écuyère avec manchettes de bottes;porte-manteau de drap bleu garni de galons jaunes.
L’armement, pour l’infanterie, était le fusil uniformegarni de cuivre jaune ; bretelle et couvre-platine blan-