GARDE IMPÉRIALE.
1804—i 8 i 4 «
Bonaparte, à son retour d’Égypte , organisa en com-pagnie quelques mamelucks et syriens qui l’avaient suivien France . Ce corps, quoique placé auprès du premierconsul, ne fît point d’abord partie de la garde consu-laire; mais à l’organisation de la garde impériale (juillet1804 ) , la compagnie de mamelucks fut attachée spé-cialement au régiment des chasseurs à cheval; elle secomposait alors d’un état-major français : capitaine com-mandant, adjudant sous-officier, officier de santé, artiste-vétérinaire , maîtres sellier, tailleur et bottier; d’unétat-major mameluck ; deux capitaines, deux lieutenansen premier, deux lieutenans en second, deux sous-lieu-tenans; un maréchal-des-logis chef français ; huit ma-réchaux - des - logis, dont deux français ; un fourrierfrançais ; dix brigadiers, dont deux français ; deux trom-pettes, quatre-vingt-cinq mamelucks, deux maréchaux-ferrans.
Plus tard, l’intrépidité et l’appareil de cette troupe enfirent étendre le cadre ; des réfugiés de l’Archipel et del’Asie complétaient, en 1812, un escadron de 200 hommes.
Le costume des mamelucks était celui qu’ils portaienten Égypte ; il n’était point uniforme, et variait par lescouleurs des pantalons, des vestes et des turbans.
Ils étaient armés de sabres à la turque, de pistoletset de poignards ; ils portaient une petite giberne ornéed’une aigle.
Cependant, peu après leur incorporation dans lagarde, ils reçurent un uniforme mieux adapté au nou-veau climat qu’ils habitaient. ( Voyez la planche. )