ÉCOLES MILITAIRES.
Il existait, à l’époque de la révolution, treize écolesmilitaires de distinction générale, placées dans diffé-rentes provinces du royaume, et dont quelques-uns desélèves venaient achever leur instruction à l’école royalemilitaire de Paris . Pour y être admis, il fallait prouverquatre générations de noblesse de père. La suppressiondes titres, en 1790, ouvrit bientôt à toutes les famillesde citoyens les portes de ces écoles, que l’esprit publicdes parens et la vocation de la jeunesse ne tardèrent pasà encombrer. La confusion s’y introduisit; les discus-sions politiques y pénétrèrent; les élèves se divisèrenten deux partis, comme dans toutes les cités : les aristo-crates et les patriotes. L’assemblée conventionnelle mitfin aux débats et aux rivalités des écoles militaires, enles supprimant par son décret du 9 septembre 179Z; ily eut toutefois une exception provisoire pour l’école oucollège d'Auxerre .
Quelques institutions particulières remplacèrent, dansl’intervalle des réorganisations, ces établissements pu-blics : tels furent, par exemple, le collège des jeunesFrançais tenu par Léonard-Bourdon, et l’école de Lian-court , où la philanthropie et la fortune d’un ancien grandseigneur, le duc de Larochefoucault, furent consacréestout entières aux soins d’une jeunesse indigente et aban-donnée. (1)
( 1 ) Le nom de Larochefoucault a traverse la révolution avec lesinstitutions les plus nobles et les plus généreuses. Il donnera toujoursdes pensées de respect et de vénération. Sainte-CBapelle, Institu-tions militaires, tom. 3.