ARMÉE D’ORIENT.
REGIMENT DES DROMADAIRES
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Quelque-temps après la révolte du Caire , Bonaparte,général de l’armée française en Égypte , voulant mettreun frein aux incursions continuelles des Arabes Bédouins,qui venaient jusques dans les faubourgs de cette capitalecommettre des vols et des assassinats, et qui échappaientaux poursuites de la cavalerie française, en raison de lavitesse supérieure de leurs chevaux ; Bonaparte, disons-nous, choisit dans les régimens de l’armée les hommesreconnus pour être les plus hardis et les plus intrépides,et en forma un corps particulier, auquel il donna desdromadaires pour montures. Cette espèce de chameaumarche avec une vitesse non moins remarquable quecelle des chevaux arabes, et se prête avec docilité àtoutes les manœuvres qu’on veut lui faire exécuter. Lesdromadaires exercés par les Français remplirent lesespérances que le général en chef avait conçues de leurutilité. Deux hommes placés dos à dos montaient lemême dromadaire, qu’on chargeait en outre de muni-tions et de vivres pour plusieurs jours. Lorsqu’une tribuarabe, dans les engagemens fréquens qui avaient lieuautour du Caire , était parvenue à échapper à la pour-suite de la cavalerie ordinaire, on mettait à ses trousses*e corps des dromadaires ; et comme cet animal peutaisément fournir une course de 12, i 5 et même 20heures sans s’arrêter et sans prendre de nourriture, ilétait rare que le détachement n’atteignît point les Arabes ,dont les chevaux ne pouvaient supporter une si longuefatigue. Lorsque les Français avaient joint leurs ennemis