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de ces divisions, pour donner les moyens d’en avoir auxgentilshommes à qui l’empereur n’en passait aucun, neles considérant que comme simples cuirassiers ou dra-gons ; ce qui réduisit la force réelle des divisions à deuxcent soixante-huit. Les troupes soldées, telle que lalégion de Mirabeau, les régimens d’Hohenlohe , etc., re-çurent la même formation. L’empereur ne reconnaissantdans ce corps que deux généraux, le prince de Condécomme feld-maréchal-lieutenant, et le duc de Bourboncomme général-major, les officiers-généraux émigrésoccupèrent, selon leur ancienneté, les places de colo-nels, de lieutenans-colonels, majors, capitaines, etc.Les colonels, lieutenans-colonels, capitaines effectifs,devinrent lieutenans, sous lieutenans, sergens, capo-raux, etc. Le duc d’Enghien, attaché à l’état-major deson grand’père, eut le rang de major.
Comme l’empereur n’accordait aux gentilshommes quela paye ordinaire de soldat (environ 7 sols de France ), leprince de Condé régla qu’on formerait une masse totaledes appointemens des officiers de tous grades, à com-mencer par les siens, et qu’il serait fait une répartitionégale à tous les individus des corps d’armée, quelquerang qu’ils y occupassent; d’où il résulta que chacunreçut 12 à i3 sols par jour, qui, avec le pain de mu-nition, fournissaient l’exacte subsistance à ceux qui n’a-vaient aucune ressource.
Ainsi organisé, le corps de Condé fit les campagnesde 1793 et 1794 avec l’armée autrichienne sous lesordres du comte de Wurmser.
L’uniforme de ce corps était, pour Vinfanterie et lacavalerie noble, chapeau à trois cornes; habit gris defer à double rang de boutons, sans revers, collet rabat-tant, retroussis agraffés; sur le bras gauche, une sué-doise blanche liserée de noir, avec trois fleurs-de-lis