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Pendant l’hiver de 1794, le corps éprouva quelqueslégers changemens dans sa composition. Les deux régi-mens de Hohenlohe passèrent à la solde de la Hollande,et les hussards de Salm à celle de l’Angleterre ; ceux-cifurent remplacés par un régiment de la même arme,que le comte Baschy du Cayla, gentilhomme de lachambre du prince de Condé, leva à ses frais, et qui pritle nom de hussards de Baschy. Le régiment de Rohanétait passé à la solde de l’Empire dès le commencementde l’année 1793, et avait été enlevé au prince de Condépour faire partie de la ligne de l’armée autrichienne.
A cette même époque, le cabinet anglais , voulant com-muniquer une plus forte impulsion à la guerre ven-déenne , avait formé le dessein de réunir sous les ordresdu comte d’Artois, et plus immédiatement sous ceux duprince de Condé, tous les émigrés français portant lesarmes, et tous les corps de nouvelle levée à la solde del’Angleterre , dont elle paraissait vouloir former le noyaud’une armée royale.
Le 24 mai 1795, M. Wickam, ministre d’Angleterreauprès de la confédération suisse , vint trouver le princede Condé à Mulheim, dans le margraviat de Bade, et luiapporta quelques fonds, avec l’assurance de l’intentionqu’avait le gouvernement britannique de fournir à 8. A. S.tous les moyens qui lui seraient nécessaires pour l’aug-mentation de son corps d’armée ; il lui annonçait enmême temps que le colonel anglais Crawfurd ne tar-derait pas à arriver en qualité de commissaire du roiGeorges ni, à l’effet de convenir avec S. A. S. des me-sures à prendre pour cette augmentation.
Il fut arrêté, quelque temps après, entre le prince et lecolonel anglais, que les cadres déjà existans au corps deCondé seraient complétés, et qu’on établirait, en nom-mant des officiers, les cadres de quatre régimens d’in-