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Collection des uniformes des armées françaises : de 1791 à 1814 / dessinée par H. Vernet et Eugène Lami
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Plusieurs capitulations furent ensuite passées dans lecourant du mois d’août suivant pour la levée de diffé-rens autres corps en Allemagne. Le prince d’Hohenlohe en fit une pour un régiment de deux bataillons de 800hommes chacun. Le vicomte de Carneville , qui avait uncorps au service de l’empereur, s’engagea également àla levée d’un escadron de hussards. Le commandeur deLargues obtint aussi l’agrément du prince de Condé, etles secours de l’Angleterre pour la levée de 600 dragons ;mais des considérations politiques ayant apporté quelquechangement à ces dispositions, ce régiment se trouvaréduit à un escadron de 200 hommes (1).

C’est avec cette nouvelle organisation que le corps deCondé acheva la campagne de 1795, et fit celle de 1796dans l’armée autrichienne. L’Angleterre avait jugé plusà-propos d’entretenir ces troupes en Allemagne , que deles faire passer dans la Vendée , ainsi qu’elle paraissaiten avoir eu d’abord le projet.

Le i. er mars 1797, le commissaire anglais auprès ducorps de Condé déclara que l’intention de son gouverne-ment n’était pas de compléter les nouveaux cadres formésdepuis l’organisation du mois de mai 179b, et décidaque le troisième régiment noble de cavalerie (formé en1796 de tous les gardes du corps que le roi Louis xvmavait renvoyés à l’armée), serait incorporé dans le 1.° ;que les officiers de ce régiment et ceux des régimenssoldés, Clermont-Tonnerre, d’Astorg et Largues seraientplacés dans le second régiment de cavalerie noble, etque les dragons et chasseurs seraient incorporés dans lesrégimens de Dauphin , Noinville et Étienne de Damas.Le commissaire exigea aussi la suppression d’un assezgrand nombre d’aides-de-camp, de commissaires desguerres et d’employés de différentes espèces.

(1) Voy. la planche.