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Collection des uniformes des armées françaises : de 1791 à 1814 / dessinée par H. Vernet et Eugène Lami
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russes, celui des hussards de Bauer, et celui d’infanteriede Titow.

Au mois de mars 1800, le corps de Condé passadela solde de Russie à celle de l’Angleterre . Le duc d’An-goulême remplaça son frère le duc de Berri dans lecommandement du régiment noble à cheval. Le corpsfit la campagne de 1800 comme auxiliaire dans l’arméeautrichienne.

Au commencement de l’année suivante, il y eut unchangement dans l’uniforme de l’état-major et des diversrégimens. Les officiers-généraux et les régimens noblesprirent l’habit bleu-céleste, des galons et épaulettes dé-signant les distinctions de grade. Régiment de Bourbon,habit blanc, paremens et revers écarlates, bonnet de gre-nadier ; régiment de Durand, habit bleu-clair, ainsi quele portaient les régimens allemands en France à l’épo-que de la révolution ; régiment des dragons d’Enghien ,habit vert, revers et paremens noirs ; régiment d’ar-tillerie, composé de cinq compagnies dont une noble,habit bleu-de-roi, revers et paremens écarlates. Peu detemps après avoir reçu ce nouvel habillement, le corpsde Condé fut dissous par ordre du gouvernement bri-tannique ; des débris des troupes soldées qui le compo-saient, il fut formé un bataillon, sous la dénominationde Chasseurs britanniques, fort de six compagnies. Lesofficiers et gentilshommes licenciés reçurent des pen-sions ou une gratification équivalant à une année, huit,six et quatre mois de solde, suivant le grade, l’âge, ladurée et la nature des services. Le nombre des officiers-généraux pensionnés fut de 35, divisés en deux classes,à 5 et 3 schellings par jour. Le total des pensionnés,sous-officiers et soldats compris, ne monta qu’à 3og.Tous les autres individus licenciés ne reçurent qu’unegratification une fois payée.