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Les trophées de la France / par le commandant M. Vérillon
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CAMPAGNES DU CONSULAT ET DE L’EMPIRE

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III

CAMPAGNES DE 1806 ET DE 1807

édant aux instances de la Russie et de l’Angleterre la Prusse est entrée dans la quatrième coalition.

V > Napoléon marche contre les Prussiens, les bat à Iéna pendantque Davout les défait à Auerstaedt , poursuit les débris de leur arméejusque sur les rivages de la Baltique. Puis il marche contre les Russes quisont vaincus à Eylau et à Friedland, et signe le glorieux traité de Tilsitt.

DRAPEAUX PRIS A L’ENNEMI

1° Drapeaux prussiens et saxons. — Le ministère de la Guerrede Berlin a publié une histoire lort complète des drapeaux et étendardsde l’armée prussienne. Cet ouvrage mentionne qu’après la bataille d’Iéna,il ne put échapper à la poursuite des Français que 11 régimentsd’inlanterie, 2 de cuirassiers et 2 de dragons. Tous les autres régimentsdurent nous livrer leurs drapeaux et étendards; en sorte que l’arméeprussienne perdit :

A Iéna et dans la poursuite qui suivit, 274 drapeaux et étendards;à la capitulation de Hameln, 14 ; à la capitulation des places de Silésie , 12 ;dans la campagne de Prusse , 4 ; soit en tout : 3 o 4 -

Ces chiffres nous paraissent avoir été consciencieusement établis etnous les accepterons en principe comme exacts; d’autre part, tout enreconnaissant que les bulletins de la Grande Armée ont été souventrédigés, surtout en ce qui concerne les prises de trophées, avant que lesrenseignements qu’ils contiennent aient pu être minutieusement contrôlés,le 33 ° bulletin nous fournit une indication dont l’authenticité ne peutêtre mise en doute.

Une députation du Sénat étant venue à Berlin féliciter l’Empereurde ses victoires, ce dernier fit escorter les sénateurs jusqu’à leurs demeurespar 34 o grenadiers de sa Garde, portant chacun un des drapeaux ouétendards pris à l’ennemi depuis le commencement de la campagne.L’Empereur, en remerciant le Sénat de sa démarche, fit connaître auxmembres de la députation qu’il les chargeait d’emporter à Paris ces340 drapeaux, son intention étant qu’ils demeurassent au Sénat jusqu’aucomplet achèvement du monument dont il venait d’ordonner l’érectionsur la place de la Madeleine .

Gela se passait le 19 novembre, c’est-à-dire avant la reddition deHameln, alors que, suivant la version allemande, les Prussiens n’avaientencore perdu que 274 drapeaux. Il est plus que probable qu’au nombrede ces 340 drapeaux, se trouvaient ceux de la Garde prussienne quiornaient le tombeau de Frédéric II et que l’Empereur avait ordonné