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LES TROPHEES DE T,A FRANCE
Combat d’Oranienbourg (24 octobre). — L’étendard d’un escadronde dragons prussiens fut enlevé par le capitaine Pire, du 7 e hussards.
Combat de Zehdenick (26 octobre). — Un étendard du régiment desdragons de la Reine (N° 5 ), fut pris par les 5 e et 7» hussards.
Combat de Wichniansdorf (27 octobre). — Le régiment de cuiras-siers N° 10 (Gens d’armes) perdit 4 étendards : un lui fut enlevé par lemaréchal des logis Fabre, du 6 e dragons, et 3 par le 10 e régiment de mêmearme (cavalerie de Murat).
Capitulation de Prenlzlau (28 octobre). — Quarante-cinq drapeaux etétendards furent conquis sur le prince de Hohenlohe . Sur ce nombre, undrapeau du régiment d’infanterie N° 18, fut enlevé par le maréchal deslogis Fabre, du 6 e dragons ; un drapeau d’infanterie fut pris par le lieu-tenant Jobert, du même régiment. Plusieurs drapeaux et étendardstombèrent au pouvoir du 22 e dragons, un d’eux fut conquis par le sous-lieutenant Barthélémy.
Capitulation de Radkow (7 novembre). — Trente-huit, drapeaux etvingt-deux étendards lurent remis par Bliicher aux maréchaux Soult etBernadette. Ces trophées lurent présentés à l’Empereur le 12 novembrepar le colonel Gérard et l’adjudant commandant Ricard.
Divers combats et capitulations. — A Passexvalk , à Anklam , àStekenitz, à Hausl'eld, à Boitzembourg, 3 q drapeaux et étendards furentenlevés aux Prussiens. Dans ce nombre, se trouve compris un étendarddu régiment de cuirassiers N° 5 , qui fut pris par le 5 e hussards français àStekenitz.
A Lunebourg , 4 étendards furent conquis par les troupes du généralDrouet.
Reddition de Magdebourg (11 novembre 180G). — Soixante drapeauxnous furent livrés à la capitulation de cette place forte. Il fut trouvé, enoutre, dans l’arsenal de Magdebourg , 34 G drapeaux et 10 étendards dontune partie n’étaient pas prussiens. Aucun drapeau français ne comptaitparmi ces trophées. (Lettre du maréchal Ney à l’Empereur en date du12 novembre 180G.) (1)
Visite de Napoléon au tombeau de Frédéric II . — Lors de son passageà Potsdam , Napoléon visita le tombeau du grand Frédéric; il se saisit avecempressement de son épée, de la ceinture de général que portait le Roide Prusse pendant la guerre de Sept Ans, de son cordon de l’Aigle noir etdit : « J’aime mieux cela que vingt millions. » Puis, après avoir pensé unmoment à qui il pourrait confier ce précieux dépôt : « Je les enverrai,« dit-il, à mes vieux soldats de la guerre de Hanovre , j’en ferai présent
(1) Carnet de la. Sabrelache, n' 166. — Octobre 1906.