CAMPAGNES DU CONSULAT ET DE L’EMPIRE
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ayant participé à ces campagnes et des statues en marbre des maréchauxdevaient orner l’intérieur de l’édifice.
L’Empereur décida, en outre, que les drapeaux et étendards conquispar la Grande Armée seraient suspendus aux voûtes de ce monument et
que l’on mentionnerait lesnoms des régiments auxquelsils avaient été enlevés.
Tous les ans, à chacundes an n iversaires d’Austerlitzet d’Iéna, une fête en l’hon-neur des vertus guerrièresserait célébrée en ce Templede la Gloire .
En attendant que ce mo-nument fût construit, l’Empe-reur chargea, ainsi que nousl’avons dit plus haut, la dépu-tation du Sénat, venue à Berlin pour le féliciter de ses victoires, d’em-porter à Paris les 3 /fo drapeaux et étendards pris à l’armée prussienne,pour les déposer provisoirement dans la salle des séances du Sénat .L’Empereur remit à cette même députation l’épée, la ceinture et le grandcordon de Frédéric II, pour les déposer à l’Hôtel des Invalides (19 no-vembre 1806). Par respect pour la mémoire du grand roi, Napoléon interdit de faire passer ces trophées par Potsdam .
Nous n’avons pu trouver aucun renseignement sur le transfert à Paris des autres drapeaux conquis pendant cette campagne. Nous savonstoutefois que l’Empereur fit don au roi de Wurtemberg d’une partie desdrapeaux prussiens qui avaient été pris au siège de Glogau (48 e bulletin).Nous savons également que, par ordre en date du i 3 avril 1807, 22 drapeauxprussiens furent donnés au roi de Bavière . Ces drapeaux, paraît-il, existentencore dans l’arsenal de Munich , malgré les démarches du gouvernementprussien pour rentrer en leur possession.
Le 17 mai 1807, les reliques prises par Napoléon à Potsdam furentsolennellement portées aux Invalides , en même temps que 280 desdrapeaux prussiens rapportés de Berlin par la députation du Sénat .
Le cortège sortit du palais des Tuileries au bruit de nombreusessalves d’artillerie. En tête, marchaient les voitures des grands officiers del’Empire, des grands dignitaires de la Légion d’honneur et du princearchichancelier Cambacérès. A leur suite, venait un char triomphalmagnifiquement orné, sur lequel étaient placés 280 drapeaux prussiens.Derrière ce char, s’avançait à cheval, accompagné d’un nombreux état-major, le maréchal Moncey, tenant en sa main l’épée, la ceinture et le grandcordon de Frédéric. L’état-major du gouverneur de Paris fermait le cortège.
COUPE nu l’intérieur du temple de la gloire(fragment)
(Victoires et Conquêtes)