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La plupart des autres furent vraisemblablement déposés aux Inva-lides. Nous avons vu que ceux qui avaient été pris à Medellin furentconservés par le général Villalte : il est probable que beaucoup d’autresdrapeaux demeurèrent de même en possession des maréchaux et desofficiers généraux qui avaient contribué à leur conquête.
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CAMPAGNE DE 1809
T andis que Napoléon est encore en Espagne, l’Autriche cherche àsurprendre l’armée française . Mais l’arrivée de l’Empereur sur leDanube amène les victoires successives de Tengen, d’Abensberg ,de Landshut, d’Eckmübl, la prise de Ratisbonne (23 avril) et nos troupesarrivent, pour la seconde fois, devant Vienne . Mais les deux journéesd’Essling et les difficultés du passage du Danube en face de l’arméeautrichienne, obligent Napoléon à retarder l’action décisive jusqu’au6 juillet, jour où fut livrée la bataille de Wagram .
DRAPEAUX PRIS A L’ENNEMI
Bataille de Tengen (19 avril 1809). — Huit drapeaux autrichiensrestèrent entre nos mains.
Capitulation de Ratisbonne (20 avril). — Le 65 e de ligne, laissé seulà Ratisbonne , fut attaqué le 19 avril par deux régiments d’infanterie etdeux de cavalerie. Il réussit à repousser l’attaque des Autrichiens,auxquels il fit Hoo prisonniers et enleva deux drapeaux, dont l’un fut prispar le capitaine de grenadiers Compin. Le lendemain 20 avril, le princede Lichtenstein investissait la ville avec 36 .000 hommes et le 65 e dutcapituler. Son colonel fit enterrer l’aigle en l’enveloppant dans les deuxdrapeaux pris à l’ennemi. Un sapeur du régiment sauva ces drapeaux entraversant la nuit les fossés de Ratisbonne à la nage et alla les présenterà l’Empereur.