CAMPAGNES BU CONSULAT ET DE l’eMPIRE
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en selle à cause des mouvements désordonnés de sa monture excitée parla charge et le bruit. Borgnès arrive devant le régiment, salué des accla-mations de tous : il compte qu’Henry ne pourra le rejoindre. Maiscelui-ci apparaît bientôt, tout souillé de poussière, et réclame son drapeau.Borgnès se sentant découvert, n’ose dire mot ; il se sauve et on nele revoit plus. Henry reçut en récompense de ce fait d’armes H.ooo francsqu’il fit distribuer entre les cuirassiers blessés du 8 e régiment. L’Empereurle nomma en outre chevalier de la Légion d’honneur, mais cette distinctionne lui fut pas confirmée par Louis XVIII. Entré plus tard dans la Garderoyale , il fut décoré à la suite d’une revue passée par le ducd’Angoulême .
Bataille de Ligny (16 juin). — Six drapeaux furent enlevés auxtroupes prussiennes du maréchal Bliicher.
Bataille de Waterloo (18 juin). — Au moment où nos troupesattaquent la ferme de la Haie-Sainte, le bataillon de landwehrhanovrienne de Lunebourg , chargé par la brigade de cuirassiers Dubois,est renversé, détruit presque entièrement et perd son drapeau. Aprèsla prise de la Haie-Sainte , le 8 e bataillon de la légion allemande (auservice de l’Angleterre ) reçut l’ordre de reprendre la ferme. Chargé parnos cuirassiers, ce bataillon fut sabré, dispersé et perdit aussi sondrapeau, qui lui fut enlevé par le capitaine Klein de Kleinenberg, deschasseurs de la Garde; 4 autres drapeaux anglais furent enlevés par lefourrier Palan , du 9 0 cuirassiers, par le maréchal des logis Gauthier, du10 e cuirassiers, et par deux cavaliers appartenant au 10 e cuirassiers et aurégiment de chasseurs de la vieille Garde, mais dont les noms sontinconnus.
Résumé. — Ainsi donc, dans cette campagne si malheureuse,i3 drapeaux furent enlevés par nos soldats : 6 anglais , 6 prussiens et1 hanovrien.
Il est curieux, à cette occasion, de constater que nos troupes neperdirent à Waterloo que deux drapeaux, ceux des 45 e et io 3 e de ligne,qui furent pris par les Anglais dès le commencement de la bataille.
Nous n’avons pu nous assurer que les trophées tombés entre nosmains aient pu être ramenés à Paris ; cela paraîtra néanmoins vraisem-blable, quand on saura qu’aucun drapeau ne nous fut enlevé pendant laretraite, pourtant si désastreuse, qui suivit Waterloo . Les aigles, entouréesde quelques braves, suivaient le courant de cette foule désordonnée, oùtoutes les armes étaient confondues ; lorsqu’un encombrement venaitarrêter la marche de ceux qui les portaient, les cris de « Place audrapeau! » se faisaient entendre et aussitôt, cette multitude, rappelée audevoir, livrait passage à l’emblème de la Patrie .
Il