De renseignement de la lecturedans le degi*6 infGrieur.
Mesdames et Messieurs,
La premiere des questions mises ä l’etude pour la seance de cejour : « Enseignement de la lecture dans le degre inferieur », n’est pasde celles qui Interessent ou passionnent ä un haut degre les per-sonnes s’occupant de pres on de loin de l’ecole. Elle n’en soulevepas inoins maintes discussions, inais la plupart n’ont generalementtrait qu’ä la forme exterieure de cet enseignement et plus encoreaumoment oü celui-ci doit commencer. Rarement on se preoccupe deson importance au point de vue educatif, de son röle dans le deve-loppement des facultes.
II nous a donc semble que c’etait precisement ce cote essentielde la question sur lequel nous avions ä porter toute notre atten-tion. Nous devions naturellement parier aussi de la metliode äeinployer pour atteindre le lmt et du moment oü il est utile dedonner cet enseignement.
Nous ne nous dissimulons pas tout ce que le travail que nousavons rhonneur de vous presenter aujourd’hui a d’imparfait etd’incomplet. Neanmoins nous esperons qu’il provoquera un echangede vues qui ne pourra qu’etre profitable ä l’ecole populaire, au bienet au developpement de laquelle nous devons tous travailler.
11 est evident que si, par enseignement de la lecture on n’entendque le moyen plus ou moins rapide d’apprendre a lire, l’impor-tance que nous lui accordons disparait presque completement : lesetres les plus ignoranls linissent toujours par änonner le journal etl’almanach. Nous lui reconnaissons, au conlraire, une portee edu-eative que ne peut avoir un enseignement mecanique et dont lapremiere personne venue peut se charger.