24 ABRÉGÉ D’HISTOIRE GÉNÉRALE
fut le vrai législateur d’Athènes. Solon confia le pouvoirà Y Assemblée du peuple, composée de tous les citoyensâgés d’au moins vingt ans. Véritable souveraine de l’Etatelle nomme les magistrats, vote les lois, prend toutesles décisions importantes. Ainsi Athènes devint unevéritable démocratie. Les archontes administrent la cité.Les procès sont jugés par des tribunaux formés de cinqcents citoyens ou même davantage, tirés au sort.L 'Aréopage est le tribunal suprême.
A Athènes, la population se compose également detrois sortes d’habitants : 1° les citoyens ont seuls droitde vote dans l’assemblée du peuple ; 2° les métèques,d’origine étrangère, sont libres, mais ne possèdentaucun droit politique ; 3° les esclaves sont à peine consi-dérés comme des hommes.
Les Athéniens vouaient aussi un soin particulier àl’éducation de leurs enfants : mais l’instruction étaitdonnée à ceux-ci par des maîtres particuliers et nondans les écoles publiques. On ne négligeait pas l’édu-cation physique, mais on cultivait aussi l’esprit et lecœur ; on cherchait à rendre l’homme beau et bon.
§ 26. Tyrannie de Pisistrate. — Encore du vivant deSolon, un ambitieux, nommé Pisistrate, réussit à prendrel’Acropole, à s’emparer du pouvoir et à devenir tyrand’Athènes. Il fut du reste un bon tyran ; il usa de sonpouvoir pour le bien de la ville ; il l’agrandit et l’embellit ;il favorisa son industrie.
Mais ses fils, qui lui succédèrent, ne purent dominerlongtemps la cité. L’un d’eux périt assassiné et l’autres’enfuit en Asie, auprès du roi des Perses.
§ 27. L’ostracisme. — La constitution de Solon futalors rétablie. Pour éviter les troubles ou le retour dela tyrannie, on institua une coutume singulière, nomméel’ostracisme. En vertu de celle-ci, l’assemblée du peupleavait en tout temps le droit d’exiler n’importe quel