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Abrégé d'histoire générale : à l'usage de l'enseignement secondaire et primaire supérieur / Paul Maillefer
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HISTOIRE GRECQUE

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leau glacée du Cydnus, il faillit mourir, et ne dut sonsalut quà sa confiance en son médecin quon lui avaitpourtant dénoncé comme traître. Après sa victoire, iltraita avec les plus grands égards la femme et les fillesde son adversaire, le roi des Perses. Mais il avait ausside graves défauts : ivrognerie, colère, orgueil. Danslivresse dun banquet, il tua son ami Clitus, qui lui avaitsauvé la vie. Il fit périr son meilleur général, Parménion.

Dautre part, Alexandre ne fut pas seulement le plusgrand des conquérants ; il sut aussi organiser et civiliserles pays soumis. Il ne voulait pas faire des Perses lessujets des Grecs, il cherchait, au contraire, à mélangerles deux peuples et les deux civilisations. Il épousaune des filles de Darius et donna pour femmes à plu-sieurs de ses officiers et de ses soldats des jeunes fillesasiatiques.

Il fonda Alexandrie en Egypte et de nombreuses villesdans les pays conquis. Il rêvait de conquérir Carthage etlAfrique, de canaliser lEuphrate, de créer un vaste portà son embouchure. Une mort prématurée lenleva à sesprojets. Il laissait son empire « au plus digne ».

§ 44. Démembrement de lempire dAlexandre. Ses

successeurs, les diadoques, se disputèrent son héritage.Lempire fut désolé par vingt années de guerres atroces.Elles se terminèrent par la grande bataille dIpsus (301).Lempire fut alors partagé en trois royaumes principaux :la Macédoine, la Syrie et lEgypte. Dans chacun de cesroyaumes, la dynastie était grecque, les fonctionnairesétaient grecs, le grec était la langue officielle. La civi-lisation grecque pénétra ainsi en Orient ; celui-ci fut,comme on dit, hellénisé.