HISTOIRE DU MOYEN AGE
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(corruption du mot Welf). La lutte déchira non seule-ment l’Allemagne, mais aussi l’Italie, rattachée en partieau Saint-Empire romain germanique. Là, les Guelfesétaient les partisans du pape et de l’indépendance ita-lienne, tandis que les Gibelins étaient les partisans del’influence allemande.
§ 164. Frédéric Barberousse. — Pas plus que lesdynasties précédentes, la maison de Hohenstaufen nesut imposer sa domination aux Italiens. Deux puissantsempereurs, Frédéric I er et Frédéric II, usèrent leursforces à cette tâche. Ils se heurtèrent à la résistance dedeux papes énergiques, Alexandre III et Innocent III.
Frédéric 1 er , surnommé Barberousse, lutta contre lepape, allié aux villes lombardes. L’empereur dut passersept fois les montagnes sans arriver à briser la résistancedes Italiens. Dans le but de faire un exemple, il détruisitde fond en comble la ville de Milan ; mais ses adversairesbâtirent dans la plaine lombarde la forteresse d’Alexan-drie, ainsi nommée en l’honneur du pape Alexandre III,l’adversaire le plus résolu de Barberousse. Frédéric I ermourut accidentellement, au cours de la troisième croi-sade : il se noya dans une rivière de l’Asie Mineure.
§ 165. Frédéric II. Chute des Hohenstaufen. — Aprèslui, la maison de Hohenstaufen eut affaire au papeInnocent III, qui prétendait à la domination univer-selle. Il réussit à faire élire Frédéric II de Hohenstaufen,espérant que celui-ci serait un docile instrument del’Eglise ; mais l’entente fut de courte durée ; excom-munié par son adversaire, l’empereur désola l’Italie parses cruautés ; il finit toutefois par succomber. LesHohenstaufen perdirent l’Allemagne, puis l’Italie (1254).
Le Nord de l’Italie faisait partie du Saint-Empire. LeSud formait le royaume des Deux-Siciles, qui avait aussiappartenu aux Hohenstaufen. Ils en furent dépouilléspar le pape, qui donna cette couronne à un prince fran-çais, Charles d’Anjou. Mais la tyrannie de ce dernier
ABRÉGÉ MAILLE FER
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