ÉPOQUE DE LA RÉFORMATION
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La Renaissance se fit sentir aussi en Espagne. Cer-vantes y composa le roman de Don Quichotte. Le Por-tugais Camoëns raconta, dans les Lusiades, les grandsvoyages des marins de son pays. En Angleterre, Shakes-peare écrivit des drames immortels (Macbeth, Roméo etJuliette, Hamlet, Othello).
La Renaissance se manifesta également dans le do-maine scientifique. La science du moyen âge était baséesur la tradition, c’est-à-dire que l’on croyait à une soi-disant vérité parce que d’autres, auparavant, y avaientcru. La science moderne est basée sur le raisonnement,Yexpérienee et Yobservation. Cette dernière fut aidée puis-samment par l’invention d’instruments de précision com-me le microscope et le télescope.
Les théories astronomiques se trouvèrent ainsi modi-fiées par Copernic, Galilée et Kepler. La physiquefit des progrès considérables grâce à Galilée, à Torri-celli, et, plus tard, à Newton. Au XVII e siècle, degrands mathématiciens inventèrent le calcul différentielet intégral, la géométrie analytique. Au XVI e et au XVII esiècle, on se mit à étudier l’anatomie humaine. L’AnglaisHarvey découvrit la circulation du sang.
§ 195. Les guerres d’Italie. Charles VIII. — L’Italieétait riche et prospère, grâce à sa position géographique ;le commerce et l’industrie s’y étaient développés ; lesbeaux-arts y florissaient. Mais, au point de vue politique,elle offrait un aspect peu réjouissant : elle était diviséeen une foule de petits Etats qui se jalousaient et se que-rellaient.
Dans l’intérieur de chacun d’eux, plusieurs partis sedisputaient le pouvoir. Les Italiens aimaient la guerre,mais ils ne combattaient pas eux-mêmes sur les champsde bataille. Ils engageaient des soldats mercenaires com-mandés par des capitaines ou condottières.
Les richesses de l’Italie tentaient la cupidité des peu-ples du Nord. Ce furent d’abord les Français. Les rois