Buch 
Abrégé d'histoire générale : à l'usage de l'enseignement secondaire et primaire supérieur / Paul Maillefer
Seite
137
JPEG-Download
 

ÉPOQUE DE LA RÉFORMATION

137

La Renaissance se fit sentir aussi en Espagne. Cer-vantes y composa le roman de Don Quichotte. Le Por-tugais Camoëns raconta, dans les Lusiades, les grandsvoyages des marins de son pays. En Angleterre, Shakes-peare écrivit des drames immortels (Macbeth, Roméo etJuliette, Hamlet, Othello).

La Renaissance se manifesta également dans le do-maine scientifique. La science du moyen âge était baséesur la tradition, cest-à-dire que lon croyait à une soi-disant vérité parce que dautres, auparavant, y avaientcru. La science moderne est basée sur le raisonnement,Yexpérienee et Yobservation. Cette dernière fut aidée puis-samment par linvention dinstruments de précision com-me le microscope et le télescope.

Les théories astronomiques se trouvèrent ainsi modi-fiées par Copernic, Galilée et Kepler. La physiquefit des progrès considérables grâce à Galilée, à Torri-celli, et, plus tard, à Newton. Au XVII e siècle, degrands mathématiciens inventèrent le calcul différentielet intégral, la géométrie analytique. Au XVI e et au XVII esiècle, on se mit à étudier lanatomie humaine. LAnglaisHarvey découvrit la circulation du sang.

§ 195. Les guerres dItalie. Charles VIII. LItalieétait riche et prospère, grâce à sa position géographique ;le commerce et lindustrie sy étaient développés ; lesbeaux-arts y florissaient. Mais, au point de vue politique,elle offrait un aspect peu réjouissant : elle était diviséeen une foule de petits Etats qui se jalousaient et se que-rellaient.

Dans lintérieur de chacun deux, plusieurs partis sedisputaient le pouvoir. Les Italiens aimaient la guerre,mais ils ne combattaient pas eux-mêmes sur les champsde bataille. Ils engageaient des soldats mercenaires com-mandés par des capitaines ou condottières.

Les richesses de lItalie tentaient la cupidité des peu-ples du Nord. Ce furent dabord les Français. Les rois