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ÉPOQUE DE LA RÉFORMATIOK 145
appartenu jusque-là aux chevaliers de l’ordre Teutoni-que ; on le considère comme le fondateur de la Prusse.
§ 203. Lutte contre la Réforme. — Charles-Quint avaitbeaucoup d’ennemis sur les bras : François I er , les Turcs(Soliman), les pirates de la Méditerranée, les protes-tants allemands. Durant un répit que lui laissaient sesguerres, il reprit la lutte contre les idées nouvelles : ladiète de Spire proscrivit le culte réformé ; mais les prin-ces et les villes qui l’avaient adopté protestèrent (protes-tants), et remirent à la Diète la confession de foi d’Augs-bourg, qui contenait les principales doctrines du pro-testantisme ; puis ils conclurent la ligue de Smalkalde,pour se défendre contre les attaques des catholiques.
En 1544, Charles-Quint était enfin délivré des guerresfrançaises par la paix de Ciespy (voir § 198) ; il entrepritde faire rentrer les princes allemands rebelles dans l’o-béissance. Il gagna à sa cause un des réformés, Maurice,duc de Saxe (ne pas confondre avec l’électeur), et il mar-cha avec lui contre les deux principaux partisans de laRéforme, l’électeur de Saxe et le laxdgrave deHesse. H les vainquit dans la bataille de Muhlberget les fit prisonniers.
Mais le triomphe de l’empereur fut de courte durée.Maurice de Saxe l’abandonna et passa dans le camp ré-formé. Attaqué à l’improviste, Charles-Quint s’enfuitprécipitamment à travers les montagnes du Tyrol. Sonorgueil était abattu. H accorda aux protestants la Paixde religion d’Augsbourg (1555). L’exercice de la religionprotestante était reconnu aux princes et aux villes libresse rattachant à la confession d’Augsbourg. Ainsi le pro-testantisme triomphait dans une bonne partie des Etatsallemands.
Tôt après, l’empereur abdiqua. Il laissait la couronneimpériale et les Etats autrichiens à son frère. Son filsPhilippe recevait la couronne d’Espagne et les autres
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ABRÉGÉ MAILLEFBB
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