ÉPOQUE DE LA RÉFORMATIOX
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Les rebelles demandèrent du secours aux protestants ;l’empereur s’appuya sur les catholiques. Ainsi la guerre,locale au début, devint générale. Toute l’Allemagne yfut entraînée. Elle dura trente ans.
§ 214. Périodes palatine et danoise. — Les Bohémienss’étaient adressés à l’électeur palatin, Frédéric, chefde l’Union protestante. La première partie de la guerreest appelée, pour cette raison, la Période palatine. LesBohémiens furent battus et durement châtiés. Le Pala-tinat fut dévasté.
Alors les protestants demandèrent du secours au roide Danemark. Les troupes danoises débarquèrent en Alle-magne. Mais elles eurent à lutter contre l’armée de laLigue, commandée par Tilly, et contre celle de l’empe-reur, sous les ordres de Wallenstein, un des meilleursgénéraux de son époque. De nouveau les protestantsfurent battus. L’empereur triomphait. Mais au lieu detémoigner de la reconnaissance au principal artisan desa victoire, il destitua Wallenstein. A ce moment, unpuissant défenseur de la cause réformée entrait en scène.
§ 215. Période suédoise. — C’était le roi de Suède,Gustave-Adolphe.
Au moyen âge, la Suède avait été soumise au Danemark(Union de Calmar, 1397). Elle s’en affranchit, en 1525,grâce à Gustave Wasa, qui fonda la dynastie de cenom. Sous ce prince, la Suède adopta la Réforme.
Le plus glorieux représentant des Wasa fut Gustave-Adolphe. Il rêvait de faire de la Baltique une mer sué-doise, et convoitait spécialement les provinces du nord del’Allemagne. Il était poussé aussi par le cardinal Riche-lieu, qui voyait avec crainte la puissance croissante del’empereur, et qui, pour la contre-balancer, soutenait lesprotestants d’Allemagne.
Gustave-Adolphe était le meilleur tacticien de sontemps. Il débarqua à Stettin avec une excellente armée.Les princes l’accueillirent d’abord avec défiance. Mais