LA MONARCHIE ABSOLUE
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leurs sujets étaient intraitables. Ils n’admettaient pasque le roi levât des impôts sans la permission du Parle-ment. Ce dernier s’attribuait aussi le droit de contrôlerl’administration et de faire au roi des remontrances. Delà des conflits et des catastrophes.
Jacques I er était fils de Marie Stuart; il régna, ainsique ses sucesseurs, sur l’Ecosse et l’Angleterre. Jacquesmécontenta tout d’abord les catholiques, et ceux-ciourdirent la conjuration des poudres ; les conjurés avaiententassé dans les caves du Parlement des barils de poudrequi devaient faire sauter le palais. La conjuration futdécouverte et les conjurés périrent sur l’échafaud.
§ 227. Charles I er et la première révolution anglaise. —Charles I er était un prince doué de brillantes qualités,mais frivole, despotique et manquant de loyauté. Nepouvant s’entendre avec le Parlement, il essaya de gou-verner sans lui et commit de nombreuses injustices( Strafford, Laud, ses deux conseillers).
Mais, obligé à la fin de réunir quand même le Parle-ment, il entra en conflit avec celui-ci, et bientôt la guerrecivile éclata. Autour du roi se groupèrent les gentilshom-mes (cavaliers) ; autour du Parlement, les bourgois etsurtout les puritains (têtes rondes). Le plus faroucheadversaire de Charles I er fut Cromwell. A la tête d’uneexcellente cavalerie, il vainquit le roi et l’obligea à seréfugier chez les Ecossais. Ceux-ci le livrèrent au Parle-ment contre une forte rançon.
La majorité du peuple anglais et du Parlement ne dési-rait pas la perte de Charles I er . Mais Cromwell lui vouaitune haine mortelle. Il avait pour lui l’armée toute-puis-sante. A l’aide de ses soldats, il expulsa du Parlementles membres qui lui résistaient. Les autres jugèrentCharles I er et le condamnèrent à mort (1649). Le roi mon-tra, à ses derniers moments, une dignité et une noblessequi rachetèrent, dans une certaine mesure, les fautes desa vie.