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ABRÉGÉ D’HISTOIRE GÉNÉRALE
battirent la flotte ennemie ; ils sont restés, dès lors, lesmaîtres de la mer.
Richard, fils d’Olivier Cromwell, lui succéda. Mais ilabdiqua bientôt entre les mains du général Monk. L’An-gleterre était fatiguée des luttes politiques. La majoritédu peuple restait royaliste malgré tout. Monk s’entenditavec Charles II, et le Parlement rappela les Stuarts (1660).
§ 229. Charles IL Jacques IL Seconde révolution an-glaise. — Charles II, fils de Charles I er , possédait tousles défauts de sa race. Il avait, en plus, des sympathiesprofondes pour le catholicisme. Les luttes avec le Parle-ment recommencèrent. Celui-ci arracha au roi des con-cessions importantes, entre autres l’habeas corpus, quiest la plus précieuse des prérogatives du citoyen anglais.Par le bill du Test, le Parlement exclut les catholiquesdes fonctions publiques.
C’est sous ce règne que se formèrent les deux partispolitiques anglais qui, dès lors, se sont disputé le pou-voir, les whigs ou libéraux, et les tories ou conservateurs.
Jaques II, frère de Charles II, lui succéda. Ce princecatholique gouverna encore plus mal que ses prédéces-seurs. Les exécutions arbitraires et les confiscations debiens furent encore plus fréquentes. Le catholicisme étaitouvertement toléré. Mais les Anglais supportaient cesmaux ; comme Jacques n’avait pas d’enfant mâle, lacouronne devait revenir, après lui, à un prince protestant.Tout à coup, l’ordre de succession fut bouleversé : Jacqueseut un fils. La perspective d’être gouvernés par unedynastie catholique exaspéra les Anglais. Ils se soule-vèrent, renversèrent les Stuarts et appelèrent (1688) autrône Guillaume d’Orange, stadhouder de Hollande(gendre de Jacques II).
§ 230. Maison d’Orange et maison de Hanovre. —Guillaume III commença par reconnaître les principaleslibertés anglaises en signant la Déclaration des Droits.Son règne fut glorieux pour l’Angleterre. Il continua la