LE CONSULAT ET L’EMPIRE
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§ 269. Troisième coalition. — A peine Napoléon était-ilmonté sur le trône impérial, que les puissances euro-péennes se liguèrent contre lui et formèrent la troi-sième coalition (Angleterre, Autriche, Russie, Suède).L’empereur, à marches forcées, se précipita sur l’Au-triche. Il prit Vienne et remporta, a Austerlitz (2 décem-bre 1805), une éclatante victoire. L’amiral anglais Nelsonavait, il est vrai, anéanti la flotte française à Trafalçjar.Mais sur le continent,l’empereur comman-dait en maître. L’Au-triche signa le traitéde Presbourg, par le-quel elle perdait d’im-portants territoiresau profit des alliés' de la France.
Napoléon était dé-sormais l’arbitre del’Europe centrale. Ilavait pris les titres deroi d’Italie et de mé-diateur de la Suisse. Flo 86 _ Arc de triomphe r Etoile,
Il distribua des COU- A Paris, construit par Napoléon I".ronnes aux membres
de sa famille : royaume de Naples, de Hollande, de West-phalie. La plupart des Etats allemands (Prusse et Au-triche exceptées), formèrent la Confédération du Rhin,dont Napoléon était déclaré le protecteur. Le Saint-Empire romain germanique, fondé par Otto I er , en 962,cessa d’exister.
§ 270. Quatrième coalition. — La toute-puissance deNapoléon inquiétait l’Angleterre. Elle chercha à lui sus-citer de nouveaux ennemis, et elle conclut avec la Prusseet la Russie la quatrième coalition. Mais la Prusse futécrasée à léna (1806). L’empereur fit son entrée à Berlin.
Àtitus.