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ABRÉGÉ d’hiSTOIRK GÉNÉRALE
Léopold finit par décliner. Mais la France exigea desgaranties pour l'avenir. La Prusse refusa. Bismarckprofita d’un incident peu grave, l’entrevue de l’am-bassadeur français avec le roi de Prusse, à Ems, pourexciter l’opinion publique (falsification de la dépêched’Ems), et ce fut la France qui déclara la guerre sidésirée par son ennemie.
Les Allemands mobilisèrent aussitôt 750 000 hommeset entrèrent rapidement en campagne. La France miten ligne deux armées hâtivement formées, l’une enLorraine, commandée par Bazaine, l’autre en Alsace,commandée par Mac-Mahon.
§ 204. La querre franco-allemande (1870-1871). — Laguerre franco-allemande est une des plus importantes del'histoire européenne. Elle se divise en deux périodes.
Dans la première, l’Allemagne écrase l’empire fran-çais. Dans la seconde, elle lutte contre la république ettriomphe d’une résistance opiniâtre.
I. La guerre contre l'empire fut aussi foudroyante queles campagnes de 1860. Au sud, l’armée de Mac-Mahonfut vaincue à Wissemboiirçj (4 août) et à Frœschwiller ;elle se replia en désordre sur Châlons. Les Allemandsfranchirent les Vosges.
Au nord, l’armée de Bazaine, battue à Forbach, tentade se retirer sur Verdun pour rejoindre, à Châlons,l’armée de Mac-Mahon. Mais les Allemands lui cou-pèrent la retraite. Us la vainquirent dans trois bataillessanglantes sous les murs de Metz, les 14, 16 et 18 août1870, et réussirent à l’enfermer complètement danscette ville forte.
Pour délivrer Bazaine, Mac-Mahon entreprit, avec destroupes insuffisantes et mal organisées, un long détourde Châlons sur Metz, en passant par Reims. Mais lesAllemands concentrèrent leurs forces sur lui. Le 1 er sep-tembre, son armée fut complètement battue à Sedan.Cernée par des forces trois fois supérieures, elle dut se