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ABRÉGÉ D’HISTOIRE GÉNÉRALE
comme on dit, éclectiques. D'autre part, les chefs-d’œu-vre d’un auteur sont traduits dans plusieurs languesmodernes, et l’influence des grands littérateurs s’étend,non point seulement sur leurs propres compatriotes,mais sur les lettrés du monde civilisé.
§ 313. Les Sciences. — Depuis les grandes inventionsdu XVI e et du XVII e siècle, les sciences ont constam-ment progressé. A la fin du XVIII e siècle, il y eut unmouvement plus accentué, une nouvelle renaissance,analogue à celle du XVI e siècle. Plusieurs grandes in-ventions de la fin du XVIII e et du commencement duXIX e siècle ont complètement changé les conditionsd’existence des nations civilisées. La chimie a été re-nouvelée par Lavoisier, qui découvrit la composition del’air, et démontra que l’oxygène est le principe de lacombustion.
La chimie a marché dès lors à pas de géant. Ses décou-vertes, à partir du dernier tiers du XIX e siècle, tiennentdu prodige. Le nombre des corps simples admis jusqu’a-lors a augmenté, et l’on espère pouvoir découvrir le prin-cipe unique, la matière universelle, dont les corps sim-ples ne seraient que des manifestations particulières.
De l’aniline, extraite de la houille, les chimistes onttiré une infinité de produits et ils sont arrivés par syn-thèse, c’est-à-dire par des combinaisons d’éléments di-vers, à imiter et à remplacer les saveurs, les parfums,les couleurs, les remèdes pharmaceutiques, que les géné-rations précédentes empruntaient au règne végétal ouau règne animal. La saccharine, qui remplace le sucre,est tirée du charbon de terre ; le vinaigre s’obtient parla distillation du bois, et l’on transforme le carbure decalcium en alcool.
La fermentation, la pourriture, la décomposition descorps organiques et des tissus, les maladies qui peuventen résulter pour les végétaux et les animaux sont dues àla présence d’infiniment petits, ferments, microbes,bactéries qui se multiplient avec une extrême rapidité