HISTOIRE CONTEMPORAINE
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les tramways. On accumule aussi l’électricité dans desappareils spéciaux, les accumulateurs, véritables réser-voirs, qui la conservent et la rendent à volonté.
§ 315. Commerce et voies de communication. —Avec le développement de l’agriculture et de l’industrie,la production s’est spécialisée. Telle contrée produit uni-quement du blé, telle autre du bétail, telle autre des ma-chines, telle autre des tissus. Une région ne peut ni sesuffire à elle-même, ni absorber totalement sa propreproduction. Les efforts doivent s’associer ; des échangesse font d’un bout à l’autre du globe.
Le développement des moyens de transport a été à lafois la cause et le résultat de ce besoin intense d’échangesentre les diverses nations productrices. Les chemins defer forment un réseau qui étreint les cinq continents. Lespaquebots toujours plus puissants sillonnent les cinqocéans. La distance est singulièrement raccourcie pourles voyageurs et les marchandises. On va en douze joursde San-Francisco à Yokohama, en moins de 15 jours deVladivostock à Londres. La distance n’existe plus pourla parole et pour la pensée : la télégraphie sans fil enpermet la transmission sans limites.
La traction électrique remplace dans certaines con-trées la traction à vapeur ; la plupart des tramways mar-chent à l’électricité. Mais celle-ci peut actionner aussi leslocomotives les plus puissantes et remorquer les trainsles plus lourds.
Le transport par automobile n’est plus un luxe. Ilsupplée au chemin de fer et lui fera concurrence un jour.L’aviation elle-même n’est plus simplement un sportdangereux réservé à quelques hardis pilotes ; l’aviontransporte les lettres, les voyageurs et les messageries.
§ 316. Les institutions politiques. — Après avoir subila loi du plus fort pendant trois quarts de siècle, le libé-ralisme a fini par triompher, en principe, chez la plu-part des nations civilisées. Celles-ci possèdent presque