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37. — LES COMMUNES.
ENTRETIEN
f. tes communes. — Qu’est-ce qu'une commune aujour-d’hui? — C’est un village.
— Oui, mais à quoi reconnaît-on qu’un village est unecommune? — Personne ne répond. Voyons. Qui est le chefde la commune? — Le maire. — La commune est donc levillage ou l’ensemble des hameaux qui ont un maire.
Est-ce que le maire est seul? — Non, monsieur, il a unconseil municipal* . — Qui nomme le conseil municipal?
— Les habitants, les électeurs.
— Bien. Les habitants nommentdonc ceux qui sont chargés de gérerles biens de la commune, d’em-ployer son argent.
Ce sont votre maire, votre conseilmunicipal qui ont voté une grossesomme pour que vous ayez une écoleet qui vous donnent des prix.
Cela va vous amener à compren-dre les communes du moyen âge.Les villes, qui étaient à la discré-tion des seigneurs, voulurent avoir les mêmes droits qu’exer-cent les habitants des plus petites communes de France.
8. Le* premières communes. — Ce fut au Mans (1066),puis à Cambrai (1076), que les habitants formèrent, pourse défendre contre leur seigneur, une association sous lenom de commune.
A Noyon, à Beauvais, à Saint-Quentin, les évêques et lescomtes octroyèrent* volontiers des chartes* de commune.
3. Droit* «les communes. — Les habitants de ces villesdevinrent libres de leur personne et de leurs biens.
La justice, était rendue pur le maire et les jurés*. Dansd’autres villes, les principaux magistrats ou juges portaientle titre d'échevins*.
Les magistrats municipaux : 1° veillaient à la défense de lacité; 2° convoquaient les habitants à l’assemblée ; 5° perce-vaient les taxes qui avaient été consenties; ¥ comman-daient la milice communale *.
Sceau d’une commune.