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Cours d'histoire / par G. Ducoudray. Cours élémentaire / Récits et entretiens sur notre histoire nationale jusqu'à la guerre de cent ans (1328) avec und complément jusqu'à nos jours
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43. — QUATRIÈME CROISADE,ADMINISTRATION DE PHILIPPE AUGUSTE.

ENTRETIEN

*. Quatrième croisade (1204). — Philippe, peu encou-ragé par le résultat de la troisième croisade, ne voulut pointprendre part à deux croisades qui eurent lieu sous son règne.

La première, détournée de son but, fut dirigée par desseigneurs français et par les Vénitiens * contre la capitale del’empire d'Orient, Constantinople* (1204).

2. Villehardauin. — Parmi les seigneurs français qui sesignalèrent dans cette croisade, le plus illustre fut Geoffroyde Villehardouin, historien de cette expédition.

Geoffroy a décrit dans son livre naïf l’enthousiasme descroisés « lorsqu’ils virent tout à plein Constantinople ». Ilsne pouvaient point croire « que si riche ville pût être entout le monde, quand ils virent les hauts murs et les richestours, et les riches palais, et les hautes églises, et la lon-gueur et la largeur de la ville qui de toutes les autres étaitsouveraine ».

3. Prise «le Constantinople. —Cette grande cité tombaau pouvoir des Francs, qui divisèrent l’empire en principau-tés, et élurent pour empereur Beaudouin, comte de Flandre.

4. Le» population» du Midi; les Albigeois*.— Favoriséspar un beau climat, les habitants du midi de la Francegardaient le goût des plaisirs, du luxe, de la poésie. Ilsparlaient une langue sonore, harmonieuse : c’était la langued’oc, parce que « oui » se disait oc; au nord, il se disait oïl.

Ils s ecartaientdela religion catholique, et l’Église, effrayéedes progrès de l’hérésie * qu’on appelait l’hérésie des Albi-geois, prêcha contre eux une croisade; car on abusait alorsde ce mot de croisade.

5. Crol»adc contre le» Aibigcol» (1208). — Les sei-gneurs du nord se jetèrent avidement sur les riches pro-vinces du midi. La ville de Béziers* fut horriblement_ sac-cagée. Le comte de Toulouse, Raymond VI, perdit ses États,qui furent donnés au chef farouche de la croisade, Simonde Montfort*.

Mais Simon n’en jouit pas longtemps, malgré la victoire