COLONIES GRECQUES
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cher une autre patrie. Souvent ceux-ci étaient chasséspar la peste, des tremblements de terre ou quelque in-convénient du climat. Plusieurs partaient uniquementpour décharger leur cité d’une population surabon-dante. D’autres enfin s’éloignaient à la suite de cir-constances politiques, et la plupart des colonies grec-ques ont été le résultat de dissensions intestines.
C’est ainsi que l’invasion dorienne provoqua unevaste émigration, qui aboutit à la fondation de coloniesnombreuses et importantes dans la partie occidentalede l’Asie Mineure, sur les côtes de la mer Egée et dansles îles voisines. Trois des tribus grecques, les Eoliens,les Ioniens et les Doriens, participèrent à cette émi-gration et fondèrent les célèbres colonies éoliennes ,ioniennes et doriennes.
L’émigration provoquée par l’invasion dorienne avaitété si forte que la Grèce en fut comme épuisée, et l’onne vit plus sortir d’émigrants pendant plusieurs siècles.Mais vers l’an 700 avant Jésus-Christ la population s’é-tant accrue par la paix et la prospérité, un nouveau cou-rant d’émigration s’établit, qui cette fois se porta vers lenord et l’ouest, c’est-à-dire vers les côtes méridionalesde la Thrace, vers la Sicile et l’Italie méridionale. LesGrecs se répandirent à tel point dans cette dernière con-trée qu’elle prit le nom de Grande-Grèce. Dès lors leursvaisseaux parcoururent la Méditerranée occidentale etleurs colonies s’établirent sur les côtes de la Gaule et del’Espagne. La plus fameuse de ces colonies lointaines futMarseille , fondée par les Phocéens vers l’an 000.
Los colonies grecques répandirent ainsi sur tous les bords de laMéditerranée la langue, les mœurs et la civilisation de la race hellé-nique. Quelques-unes parvinrent au plus haut point de prospérité etéclipsèrent-même leur métropole. Milet fonda plus de 1O0 colonies,la plupart sur les bords du l’ont-Kuxin ; Sybaris mit sur pied jusqu’à