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HISTOIRE GRECQUE
était jalouse de la grandeur maritime d’Athènes. Depuis les guerresde Messénie elle exerçait l’hégémonie dans le Péloponèse. Cette hégé-monie, elle eût voulu l’étendre sur toute la Grèce. Elle n'avait àredouter qu’une rivale, Athènes. La lutte allait sans doute recom-mencer entre les deux cités, quand un danger commun, l’invasiondes Perses, les réunit momentanément pour défendre la patriegrecque contre la barbarie.
50. Cause des guerres médiques. — Les Perses,après avoir subjugué l’Asie, songeaient à conquérirl’Europe. Les Grecs étaient les premiers exposés àl’ambition de leurs puissants voisins. Déjà leurs colo-nies d’Asie Mineure avaient été soumises par Cyrus.Déjà Darius avait conquis la Thrace et la Macédoine.
Révolte de l’Ionie. — Les colonies grecques suppor-taient impatiemment le joug des barbares (nom que lesGrecs donnaient aux Perses). Milet, la riche et puis-sante Milet, donna le signal de la révolte. Elle implorale secours de la mère-patrie. Une ambassade fut en-voyée d’abord à Sparte, puis à Athènes. Sparte refusason concours : il n’était guère dans ses habitudes de sejeter dans des expéditions lointaines et aventureuses.Les Athéniens au contraire accueillirent avec empres-sement la demande qui leur fut adressée. Ils avaientplus d’un grief contre le grand roi (c’est ainsi que lesGrecs désignaient le roi de Perse). Darius avait donnéasile à Hippias et intimé aux Athéniens l’ordre de rece-voir de nouveau leur ancien tyran. Du reste Milet étaitune colonie ionienne, et Athènes, qui se regardaitcomme la métropole de toutes les villes ioniennes,croyait de son devoir de les protéger.
Expédition des Athéniens. — Athènes envoya uneHotte et des troupes au secours de l’Ionie. Sardes futprise et pillée : les toits des maisons étaient couvertsde roseaux ; un soldat y mit le feu par hasard et toutela ville fut incendiée. Mais les Perses ayant réuni de