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HISTOIRE GRECQUE
Bataille de Marathon (490). — La colère de Dariusn’eut plus de borne et il prépara une grande expédi-tion pour assujettir la Grèce. Mais sa flotte fut détruitepar une tempête en doublant le promontoire du montAtlios (dans la Ghalcidique). Peu après, une secondeexpédition vint débarquer à Marathon, dans l’Attique.Marathon était une petite'plaine très favorable aux évo-lutions de la cavalerie. Hippias lui-même avait désignéce lieu aux ennemis de sa patrie. Les Perses étaientau nombre de plus de "100,000.
A cette nouvelle, Athènes demande en toute hâtedes secours à ses voisins : Les Spartiates promirentleur assistance ; mais une loi religieuse leur défendaitde se mettre en marche avant la pleine lune. Les Athé-niens ne pouvaient attendre. Au nombre de 10,00o ilscoururent au-devant des barbares. Les Platéens leurenvoyèrent 1000 soldats : ce fut le seul secours qu’A-thènes reçut du dehors. Une armée de 11,000 hommess’avançait donc contre 100,000 ennemis. Elle était sousles ordres de dix généraux, qui devaient commanderchacun à leur tour pendant une journée : parmi euxse trouvaient deux hommes célèbres, Miltiaâe et Aris-tide. Ces dix généraux n’étaient pas d’accord : cinqvoulaient qu’on attendit des renforts, les cinq autresqu’on livrât bataille sur-le-champ. Miltiade plaida cha-leureusement pour ijue l’on combattit sans tarder Aris-tide engagea ses collègues à céder leur tour de com-mandement à Miltiade, comme au plus capable de tous.Celui-ci accepta. Toutefois pour livrer bataille il atten-dit que son jour fût venu.
Les Athéniens, afin de ne pas être enveloppés, éten-dirent leur ligne de bataille jusqu’à ce qu’elle présentât,un front égal à celui des Perses ; ils mirent leurs princi-pales forces aux ailes et se protégèrent contre la cavale-rie ennemie par un abatis d’arbres. A un signal donné,