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Histoire Ancienne.
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HISTOIRE GRECQUE

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étaient au nombre de 100,000 hommes : l’armée de Mar-donius comptait 300,000 Perses et 50,000 auxiliairesgrecs, parmi lesquels on distinguait les Thébains. Lalutte fut des plus acharnées et l'on se battit presque corpsà corps. Les Perses ne manquaient pas de bravoure; maisils étaient sans adresse et mal armés, combattant pres-que nus contre des hommes cou verts d’une armure com-plète ; ils ne mettaient point d’ensemble dans leurs atta-ques et venaient tantôt isolément, tantôt par groupes seruer en désordre sur les Grecs qui les taillaient facile-ment en pièces. Mardonius, monté sur un cheval blancet entouré d’unegarde de mille hommes, combattit vail-lamment. Tant qu’il fut vivant, ses troupes soutinrentlechoc des Grecs ; maisquand jlfuttombéetque sagardpeut été détruite, le reste des Perses tourna le dos. LesGrecs firent un tel carnage que, des 300,000 soldats deMardonius, à peine 50,000 échappèrent au désastre.

Bataille de Nijcale. — Le jour même de la bataillede Platée, les Grecs remportèrent à Mpcale (sur les côtesde l’Asie Mineure) une nouvelle victoire : les Persesfurent battus sur terre, puis leur flotte fut détruite.Les Athéniens eurent la principale gloire dans cettejournée : ils étaient commandés par Xnnlhippe, pèrede Périclès.

57. Relèvement des murailles d’Athènes. Trahisonde Pausanias. — Jalousie des Spartiates. — Une foisles Perses chassés de la Grèce, les Athéniens se hâtè-rent de reconstruire leur ville. Les Spartiates, jalouxde leur gloire récente et de leur puissante marine, vou-laient les empêcher de relever leurs fortifications : ilsprétendaient qu’il ne devait y avoir aucune ville forteen dehors du Péloponèse, de peur que les barbares nevinssent à s’en emparer et à s’y établir. Les Athéniensn’en commencèrent pas moins à relever leurs murailles.