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Histoire Ancienne.
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GUEHRK DU PÉLOI'ONÈSE

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dernière victoire, vinrent quatre jours de suite oilïir labataille à Lysandre, qui chaque fois la refusa. Persuadés(jue la crainte retenait l’ennemi, ils ne prirent aucuneprécaution ; ils débarquèrent et se dispersèrent pourchercher des vivres. Alcibiade, qui se trouvai taux envi-rons, accourut dans le camp pour exhorter ses compa-triotes à la vigilance. On ne l’écouta pas. Le cinquièmejoui’, les Athéniens vinrent encore présenter la bataille;mais à peine s’étaient-ils retirés et dispersés de côté etd’autre que Lysandre fondit sur la flotte, s’empara desvaisseaux vides et massacra les soldats qui accouraientpar pelotons et sans armes. Il n’y eut pas de combat;ce fut une boucherie ; 3000 prisonniers furent mêmeégorgés de sang-froid

/Vise d’Athènes (404). — Ainsi disparut la dernièrearmée d'Athènes, lïientôt Lysandre arriva avec toute saflotte devant cette ville qu’il assiégea par terre et parmer. Il n’y avait plus un vaisseau au Pirée, plus unsoldat pour défendre les murs. Malgré cela l’héroïquecité fit une résistance désespérée et ne se rendit qu’a-prôs avoir souffert la plus horrible famine. LesPélopo-nésiens rasèrent ses murailles avec des chants de vic-toire et au son de la musique.

Les trente tyrans. — La prise d'Athènes était la ruinedes démocraties grecques et le triomphe de la factionaristocratique. Partout les gouvernements démocrati-ques furent remplacés par des baillis Spartiates, appe-lés harmostes , et par des constitutions aristocratiques.Athènes même perdit sa constitution démocratique etLysandre lui imposa un gouvernement de trente per-sonnes, ijue l’on appela les trente tyrans. Ceux-ciavaieutà leur tête un personnage cruel, nommé Critias,à l’instigation duquel ils commirent toute sorte d’a-trocités et firent périr plus de mille personnes. L’un

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MST. ANC.