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par Philippe lll. Mais ce nouvel appel à l’étranger futfatal à Aratus, qui mourut empoisonné, dit-on, par lesordres de ce roi. Philippe put maintenir momentané-ment sa suprématie en Grèce.
Ainsi, ni le patriotisme d’Aratus, ni l'énergie de Cléomène, nil'ambition des Etoliens n’avaient pu arracher la Grèce à la domina-tion macédonienne. Les cités grecques demeurèrent asservies, parceque, quel que fût leur amour de l'indépendance, elles aimaient mieuxencore la domination sur leurs voisins que la liberté pour elles-mêmes. La Macédoine triompha: mais elle devait son triomphe bienplus aux divisions de ses adversaires qu'à ses propres forces. Vien-nent les Romains avec leur vigoureux patriotisme et leur puissanteunité; ils feront disparaitre d’un seul coup, et la liberté grecque etla domination macédonienne.
7't. La civilisation grecque. — La civilisation grecque estbien supérieurè à celle des peuples orientaux et constitue un véri-table progrès dans l'histoire de l’humanité. Elle s’est développéedans les sens les plus divers et elle a atteint souvent une rare per-fection, surtout dans la littérature et les arts.
Littérature. — Les Grecs ont eu de bonne heure des poètes remar-quables, dont le plus illustre est Homère, qui selon la traditionaurait vécu vers l’an 1000 avant J.-C. On lui attribue deux grandesépopées ou poèmes héroïques, l'Iliade et l’Odyssée. Vlliade célèbrela colère d'Achille et les combats livrés sous les murs de Troie du-rant une cinquantaine de jours de la dernière année de la guerrejusqu'aux funérailles d’Hector. L 'Odyssée raconte les aventures d’U-lysse après la prise de Troie.
Beaucoup plus tard, à l'époque où plusieurs villes étaient gouver-nées par des tyrans (p. 09), l’on trouve en Grèce des poètes lyriquesainsi nommés parce qu’ils chantaient leurs poésies on s'accompagnantde la lyre. Les plus connus sont Vindare, qui composa des odes etcélébra les victoires remportées aux jeux nationaux (p. 55) ; unefemme, Sapho , et Anacréon, qui chanta les plaisirs et le vin.
C'est après les guerres modiques et durant le siècle de Périclèsque la littérature grecque brilla de son plus grand éclat Les poètesdramatiques Eschyle, Sophocle, Euripide, se distinguent par des tra-gédies de toute beauté. Aristophane composa des comédies danslesquelles il faisait la satire des travers de son époque; il jeta leridicule aussi bien sur les démagogues (sur Cléon) que sur les so-phistes ; il attaqua même Socrate qu’il confondit avec ces dernierset contribua à le rendre suspect au peuple.