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Histoire Ancienne.
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INSTITUTIONS RÉPUBLICAINES

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Les tribuns du peuple furent d’abord au nombre de deux, puis decinq, puis de dix. Us furent institués dans le but de protéger lesplébéiens contre l'oppression des patriciens (p. 147). Leur personneétait sacrée et inviolable. Dans l'origine ils n’avaient nullement ledroit d'annuler directement les décrets du sénat, mais ils pouvaientseulement intercéder en faveur d’un plébéien qui était menacé durecrutement militaire ou de l’impôt, ou qui était cité devant un tri-bunal. Dans ces divers cas, les tribuns arrêtaient l’action du magis-trat par le seul mot de veto. 11 est vrai que cette intercession per-sonnelle avait souvent pour résultat de rendre nuis les décrets dusénat relatifs à la levée des troupes ou à l’impôt. Mais peu à peul'autorité des tribuns grandit, et leur droit d'intercession s’étendit àtous les décrets du sénat et à tous les actes de l’administration qu’ilspouvaient directement suspendre parleur veto. Ils purent aussi con-voquer le sénat. Ils avaient en outre la convocation et la présidencedes comices par tribus, qui, grâce à leur impulsion, devinrent la vé-ritable assemblée souveraine de Rome. Le tribunat finit par être laplus importante magistrature du peuple romain. 11 rendit souvent lesplus grands services à la république, surtout dans les premiers siè-cles; mais plus tard l’ambition des tribuns contribua à faire dégéné-rer la glorieuse démocratie romaine en une hideuse démagogie, quioccasionna les plus grands désordres et amena l’établissement de lamonarchie.

Les questeurs étaient les magistrats chargés spécialement del’administration des finances. D’abord deux, leur nombre s’accrutjusqu'à vingt et au delà. Les uns restaient à Rome, d’autres ac-compagnaient les consuls à l'armée, d’autres enfin suivaient dansles provinces les proconsuls et les propréteurs chargés do gouvernercelles-ci.

Les provinces. — Lorsque lés Romains tirent des conquêtes horsde l’Italie, ils organisèrent les pays conquis en provinces. Longtempsles provinces furent administrées par les magistrats ordinaires deRome, les consuls et les préteurs. Mais le nombre des provincess’étant considérablement augmenté, on désigna des gouverneursspéciaux, qui furent appelés proconsuls ou propréleurs, parce qu’ilsétaient censés remplacer le consul ou le prêteur. Pour remplir cesfonctions, il fallait avoir été préalablement consul ou prêteur. Leproconsul ou le propréteur était toujours accompagné d'un quesleur,chargé de l’administration financière de la province.