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Histoire Ancienne.
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TROISIÈME GUERRE PUNIQUE

101. Destruction de Carthage et de Numance. —

Troisième guerre punique. — Carthage s’était relevéepar son commerce. Mais elle était continuellement atta-quée par le protégé des Romains, Massinissa, qui luienleva des territoires considérables. Vainement elle seplaignit. Rome à la vérité lui envoya une fois Caton com-me arbitre. Celui-ci vit avec surprise et colère Carthagede nouveau riche et florissante. Aussi, quand il lut deretour, il ne cessa de répéter à la fin de chacun de sesdiscours au sénat : « R faut détruire Carthage. » L’occa-sion s’en présenta bientôt. Les Carthaginois ayant voulurepousser les attaques de Massinissa, le sénat romains’écria qu’ils violaient le dernier traité, qui leur inter-disait de faire la guerre sans son consentement. Envain Carthage s’humilia ; en vain elle proscrivit lesauteurs de la guerre. Une armée romaine débarqua enAfrique, et la troisième guerre punique commença.

Les consuls sommèrent Carthage de livrer ses armeset ses munitions ; elle obéit aussitôt. Alors seulementl’on fit savoir aux malheureux habitants que leur villedevait être détruite ; Rome leur accorda cependant laliberté delà rebâtir à quelque distance dans l’intérieurdes terres. A cet ordre barbare, les Carthaginois sontsaisis d’indignation et ils jurent de s’ensevelir sous lesruines de leur cité plutôt que de la livrer lâchement àl’ennemi Ils n’avaient plus d’armes; ils en fabriquentjour et nuit; la ville ressemble à un vaste camp; lestemples sont transformés en ateliers : on détruit des bâ-timents afin de se procurer le bois et le fer nécessairespour des machines de guerre; les femmes coupentleurs cheveux pour en faire des cordes. Alors com-mença une lutte désespérée. Les Romains furentd’abord repoussés et leur position fût devenue desplus critiques sans l’habileté d’un tribun (chef delégion) qui sauva l'armée : c’était le fils de Paul Emile,