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Histoire Ancienne.
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HISTOIRE ROMAINE

Causes des guelfes civiles. — Il y avait donc dans Ja républiqueromaine bien des causes de dissensions intestines. D’un côté uneoligarchie qui exploitait à son.profit les conquêtes faites au prix dusang de tous, de l’autre une multitude de citoyens dans la pauvreté,d'Italiens mécontents, de provinciaux opprimés et d’esclaves plongésdans la dernière misère. Une telle situation politique et sociale,jointe à la corruption qui avait envahi toutes les classes et à l’am-bition de quelques hommes, explique suffisamment les effroyablesguerres civiles qui vont déchirer et Uniront par détruire la républi-que romaine.

103. Les Gracques. (133-121).— Tibérius Gracciius.— La loi agraire. — La misère du peuple de Romeopprimé par l’aristocratie, et les plaintes des Italiensqui réclamaient le droit de cité, exigeaient impérieu-sement une réforme dans l’état. Deux frères, Tibériuset Cajus Gracchus, l’entreprirent. Ils appartenaient àune illustre famille (la famille Sempronia). Jeunes en-core ils perdirent leur père, homme d’un grand mérite,mais ils reçurent une éducation distinguée de leurmère Cornëlie, tille de Scipion l’Africain. Cornélie unis-sait en elle les vertus que les Pmmains admiraient leplus dans une femme: des sentiments virils, un patrio-tisme ardent, le dévouement à son époux et à ses en-fants. Aussi le nom de la mère des Gracques était-ilcité avec respect comme celui du modèle des matronesromaines. Elle avait eu douze enfants, mais il ne luirestait que deux fils et une fille, Sempronia, qui épousaScipion Emilien. On raconte qu’une grande dame aprèsavoir étalé ses bijoux en présence de Cornélie, de-manda aussi à voir les siens: les voici, répondit lamère des Gracques en montrant ses enfantsLe peuple attendait de grandes choses des deuxGracques. L’ainé, Tibérius, était un jeune homme d’uncaractère doux et affable, d’un esprit calme et modéré.Il avait vu de près les misères du peuple et les vices