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Histoire Ancienne.
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HISTOIRE ROMAINE

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fin emportée d’assaut. Irrité de cette longue résistance,il eût sans aucun doute détruit cette illustre cité,s’il n’eût été retenu par le souvenir de sa grandeurpassée; et, comme il le dit lui-même : « Il épargna lesvivants par égard pour les morts. » Il remporta ensuitesur les troupes de Mithridate deux grandes victoires etles chassa de la Grèce ; puis il passa en Asie, où il lecontraignit bientôt à faire la paix. Les villes qui avaientpris parti pour ce prince furent cruellement punies :toutes furent saccagées; plusieurs même furent dé-truites et leurs habitants furent vendus ou mis à mort.C’est ainsi que Rome étouffait les rébellions dans lefeu et dans le sang.

Défaite du parti démocratique et italien. — Syllaavait gorgé ses soldats de richesses. Aussi lui étaient-ils entièrement dévoués. De retour en Italie, il n’eutpas de peine à les faire marcher sur Rome. Les chefsdémocrates furent partout battus et Sylla arriva auxportes de la capitale. Avant d’ouvrir celles-ci au vain-queur, le parti démocratique, dirigé par le fils de Ma-rius, se livra à de nouveaux massacres : les plus illus-tres sénateurs furent égorgés dans le palais même dusénat. Les auteurs de [cette horrible boucherie s’en-fuirent. Pendant que Sylla les poursuivait et les ané-antissait, un chef samnite, entouré de tous les débrisdu parti italien et démocratique, essaya de surprendreRome dans le but de détruire, comme il disait, « cerepaire de loups ». Il voulait en finir avec les oppres-seurs de la péninsule. Depuis la bataille de l’Allia,Rome n’avait pas couru de plus grand danger. C’étaitson existence même qui était en suspens. Sylla cepen-dant eut le temps d’accourir. Une terrible bataille se li-vra aux portes de la capitale. Des deux côtés l’on se bat-tit avec fureur, pendant tout le jour et fort avant dans lanuit. L’aile même où commandait Sylla fut un moment