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redoutait beaucoup cette grande nation, plus barbareencore que les Gaulois et qui faisait sans cesse desincursions en Gaule. Si elle voulait s’assurer la con-quête de ce pays, elle devait à tout prix refouler lesGermains au delà du Rhin. Aussi César repoussa vive-ment un de leurs chefs, Arioviste, qui s’était établi enGaule. Puis il soumit les Belges et toute la rive gauchedu Rhin. R franchit alors le fleuve, non dans l’inten-tion de soumettre les Germains, mais afin de leseffrayer. C’est dans le même but qu’il fit deux expédi-ditions dans l’île de Bretagne (l’Angleterre actuelle),pays habité aussi par des peuples celtiques : la pre-mière fois, sa flotte fut en partie détruite par une fortemarée, et, quoiqu’il eût battu les insulaires, il se hâtade repasser sur le continent ; mais, dans une secondeexpédition, il força les Bretons de lui promettre untribut annuel.
Vercingétorix. La Gaule réduite en province ro-maine — La soumission de la Gaule fut bientôt ache-vée. Cependant cette conquête était loin d’être assu-rée. Les peuples vaincus se soulevèrent à plusieursreprises et firent subir parfois aux lieutenants de Cé-sar de véritables désastres. Mais celui-ci parvint tou-jours à écraser les rebelles. A la fin les peuples gau-lois, comprenant que leurs rivalités avaient été lacause de leur assujettissement, formèrent une vastecoalition, à la tête de laquelle se trouvaient les anciensalliés des Romains (entre autres les Arvernes, en Au-vergne, et les Edues, en Bourgogne). Malgré des pro-diges de valeur, le chef des insurgés, Vercingétorix,fut vaincu et obligé de se retirer dans la ville d 'Alé-sia (en Bourgogne). César vint aussitôt assiéger cetteplace. Plus de 200,000 guerriers accoururent de tousles points de la Gaule pour délivrer leurs frères et ilsenveloppèrent les Romains. Mais César défit cette