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Histoire Ancienne.
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LES FLAVIENS

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capitale. Néron se tua, en s’écriant : « Quel artiste lemonde va perdre ! » Avec lui s’éteignit la familled’Auguste.

Galba, Othon, Vitellius (68-69). — Galba avaitdonné le signal des insurrections militaires. Dansl’espace d’une année, trois empereurs furent nomméspar différentes armées. Galba ayant entrepris de répri-mer la licence des soldats, fut aussitôt massacré parles prétoriens. Ceux-ci proclamèrent Othon, un anciencompagnon de débauche de Néron. Mais presqu’enmême temps Vitellius fut élu par les légions de Ger-manie : il envahit l’Italie ; Othon vaincu se donna lamort. Vitellius n’acquit d’autre renommée que celled’un débauché, livré aux plus ignobles excès de table.Bientôt, à son tour, vaincu par Vespasien, qui avaitété proclamé par les légions de Syrie, il fut égorgé.

Tous les successeurs d’Auguste avaient été indignes de cet illustrefondateur de l’empire. Après lui, l’empire semblait n'avoir produitque des tyrans et des monstres. L’épouvantable despotisme des em-pereurs, leurs cruautés, leurs débauches, avaient achevé d’avilir etde démoraliser le peuple. Le système d’espionnage, employé pareux, avait semé partout la défiance; la délation glaçait les cœurs etterrifiait les esprits. Les soldats étaient devenus un moment les vé-ritables maîtres de l'empire: ils proclamaient leurs chefs empereurs,mais à la condition que ceux-ci leur en partageraient les dépouilleset toléreraient tous leurs désordres. — Avec Vespasien une ère nou-velle semble s’ouvrir. Alors on a une série de princes qu’on appelleles bons empereurs ; les trois premiers appartiennent à une mêmefamille, celle des Flaviens; les autres, qui se succèdent par adoption,sont surnommés les Antonins, du nom du plus remarquable d’entreeux.

117. Les Flaviens. — Vespasien (69-79). — Soncaractère et son gouvernement. — Vespasien ne res-semblait en rien à ses prédécesseurs. Digne de l’em-pire par l’élévation de son caractère, il avait à la foisles talents du général et ceux de l’homme d’état. On

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