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Histoire Moderne.
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X\ I e SIECLE

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espagnoles du Nouveau Monde. Il était en outre empereur d’Allema-gne. Le tableau généalogique suivant lera comprendre la formationde l'immense monarchie de Charles Quint :

Maximilien ép. Makie Ferdinand ép. Isabelle

d’Autriche de Bourgogne. d’Aragon de Castille.

Philippe I" épouse Jeanne la Folle.

Charles Quint et Ferdinand 1"chef de la chef de la

branche espagnole branche allemandedes Habsbourg. des Habsbourg.

10. Rivalité de Charles Quint et de François I 1 ’’’( 1 r>t21 -1 r>44). — Causes de celle rivalité. — A la nou-velle de l’élection de Charles Quint, François I er , déçudans ses espérances et blessé dans son orgueil, résolutde se venger de son heureux compétiteur. Ce fut l’originede leur sanglante rivalité. Il y avait cependant des motifsplus sérieux de querelle. François I er réclamait Napleset la Navarre; Charles Quint avait des prétentions sur leMilanais (comme fief de l’empire) et sur la Eotirgogne(héritage de son aïeule). Du reste chacun prétendait dé-fendre l’Europe menacée, disait-il, par son adversaire.

A cet égard Charles Quint avec son immense monarchie paraissaitplus dangereux que son rival. Toutefois l’inégalité des forces étaitplus apparente que réelle. François I" avait un royaume compacte,dont l’unité nationale était déjà très avancée et où le pouvoir souve-rain ne rencontrait aucune entrave. Les états de Charles Quint étaientau contraire disséminés et ne formaient pas un tout homogène : sonautorité était en outre limitée, surtout dans l’empire, où le protes-tantisme allait lui opposer de nouvelles barrières.

Les alliés devaient décider la victoire entre les deux rivaux. Leroi d'Angleterre en particulier pouvait faire pencher la balance d’uncôté ou de l’autre : qui je défends est maître, disait-il. François etCharles recherchèrent avec empressement son alliance. Le premiereut avec lui près de Calais une entrevue qui fut nommée le camp dudrnp d’or (à cause de la somptuosité déployée par le roi de France)Henri VIII ne reçut de cet accueil qu’une impression de jalousie. L'em-pereur, plus adroit, alla lui-même rendre visite à ce prince en An