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Danemark à peu près en la même époque qu’en Suède.La Norvège et l 'Islande, faisant partie de la monarchiedanoise, durent aussi accepter la Rèformation, ainsique la Finlande, province suédoise.
La Rékormation dans l’Europe orientale. — Lesdoctrines de Luther se répandirent dans les états héré-ditairesdes Habsbourg, l’ Autriche , la Styrieel la Carin-Ihie, dans la Bohême, où elles se rattachèrent aux doc-trines des Hussites,et chez les Allemands de la Hongrieet de la Transylvanie. Le calvinisme fut généralementadopté par les Madgyars. Mais dans tous ces pays legouvernement entrava la propagation de la Réforme.—LzPologne reput les nouvelles doctrines par les réfugiésdes diverses communions. Elle donna asile à des luthé-riens et à des calvinistes persécutés par des souverainscatholiques, ainsi qu’à des sectaires repoussés par lesprotestants (les Sociniens qui nient la divinité de Jésus-Christ). La Réforme devait être pour la Pologne catholi-que un nouvel élément de discorde.— La Prusse, pro-priété des chevaliers teutoniques, la Livonie et la Cour-lande, possessions des chevaliers porte glaives, reçu-rent la Réforme, par l’intermédiaire des deux grandsmaîtres de ces deux ordres (voir p. Att).
Triomplui du catholicisme dans l’Europe mi’ridionalc. — La Uéfor-mation avait trouvé un facile accès dans les états du Nord. 11 n'enfut pas de même dans le Midi. En Espagne, les nouvelles doctrineseurent quelques fervents adeptes ; mais les avlo-da-fê de l'Inquisi-tion devaient bientôt, aux applaudissements de la multitude, triom-pher de l’hérésie. En Italie, bien des disciples de la Renaissance (oudes humanistes) adoptèrent avec joie les nouvelles idées. Celles-citoutefois ne .furent ouvertement accueillies qu'à Firrarc, où la du-chesse Rente, fille du roi Louis XII, donna même asile à Calvin. Maisen Italie, comme en Espagne, les plus violentes persécutions attei-gnirent les partisans de Luther et de Calvin.