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Histoire Moderne.
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et son ami de Thou , qui avait connu le complot sansl’avoir révélé, montèrent sur l’échafaud.

Richelieu était sans pitié pour ses adversaires, et tous les complotsfinissaient par des exécutions. Ni la plus haute naissance, ni les di-gnités les plus élevées ne garantissaient les coupables, et le peuplevoyait avec étonnement tomber les tètes des ducs et des maréchaux.Le frère même du roi fut emprisonné et Marie de Médicis mourutdans l’exil. Ces terribles punitions n'étaient pas uniquement des ven-geances personnelles. Ce n’était pas sa personne que Richelieu dé-fendait tout d’abord, c’était le trône. On assure qu’à son lit de mort,comme on lui demandait s’il pardonnait à ses ennemis, il répondit :« Je n’en ai jamais eu d'autres que ceux de l’Ktat. »

Abaissement de la maison d’Autriche —La politiqueextérieure de Richelieu fut la continuation de celle deHenri IV. Tous ses efforts tendirent à l’abaissementde l’Espagne et de l’Autriche. En dépit des clameursdes ultramontains, il n’hésita pas à s’allier avec les puis-sances protestantes et en particulier à soutenir lesprotestants d’Allemagne. Dès que la situation intérieuredu royaume le lui permit, il intervint dans la guerrede trente ans; et s’il n’en vit pas le terme, il en pré-para tous les résultats heureux pour la France.

Mort de Richelieu et de Louis XIII. — Richelieuavait donc réalisé en grande partie le vaste plan qu’ils’était proposé. R conserva jusqu’à la fin le pouvoir etmourut au sein des honneurs et de la gloire. Louis XIIIne survécut que quelques mois au ministre auquel ildevait l’illustration de son règne. Il laissait deux en-fants, Louis XIV, qui lui succéda, et Philippe d’Or-léans, qui fut la tige de la branche cadette des Rour-bons, appelée branche d’Orléans.