XVII® SIÈCLE
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hortaient mutuellement ; puis, quanti sonnait l’heuredu combat, la plaine retentissait du chant des psaumeset des cantiques, et tous couraient à la mêlée comme aumartyre. De tels soldats devaient l’emporter sur les trou-pes impies et licencieuses de Charles I er . Aussi le roi netarda pas àsubiràA’asebt/ (comté de Northampton) undernierdésastre,à lasuiteduquel il se réfugia désespérédans le camp des Ecossais qui le livrèrent aux Anglais.
On trouva dans les papiers de Charles des lettresadres-sées à la reine, dans lesquelles il déclarait que les con-cessions faites au Parlement n’étaient qu’une feinte desa part. La publication de cette correspondance, quiprouvait la mauvaise foi de la cour, fut plus fatale à lacause royale que la perte même de la bataille.
Scission entre l-s presbytériens et les indépendants. — La captivitédu roi mit fin à la guerre civile, du moins en Angleterre ; il ne res-tait plus qu’à pacifier l'Irlande. Mais si le Parlement triomphait, ilcontinuait à être profondément déchiré par la rivalité Aes presbyté-riens Ri. Ans indépendants, les premiers conservant la majorité dansles Communes, les seconds l'emportant à l'armée. Tant qu’avait duréla lutte contre la royauté, les deux partis avaient dû bon gré malgré se soutenir mutuellement : mais, une fois le pouvoir royal abattu»leur antagonisme éclata avec violence.
Jugement et exécution de Charles I er (l(ii!l). —Pro-titant des divisions de ses ennemis, il parvint à s’enfuirà File de Wight. Mais là il fut retenu prisonnier parlegouverneur. Cromwell, voulant en finir avec ses ad-versaires, marcha sur Londres, entra dans la capitaleà la tète de son armée et fit expulser du sein des Com-munes lotis les presbytériens récalcitrants. Après avoirainsi, comme il disait, purgé le Parlement, il instituaune haute cour de justice pour juger le roi. Alors com-mença un émouvant procès, durant lequel Charles I ,rdéploya la plus grande fermeté ; mais ni les témoigna-ges de sympathie des assistants, ni les représentations