RESTAl'HATION DES STUARTS
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43. Restauration des Stuarts et seconde révolutiond’Angleterre. — Règne de Charles II (1600-1685). —Réaction politique et religieuse. — Charles II, rappelésans condition par un peuple las des luttes civiles(p. 108), avait du moins promis une amnistie et la li-berté de conscience. Mais ce prince fri vole et débauchéoublia vite les rudes leçons du règne de son père. Sespremiers actes furent des vengeances politiques : lesmembres du tribunal qui avait jugé Charles I er furentcondamnés à mort comme régicides : le corps mêmede Cromwell fut exhumé et mis au gibet. La réactionpolitique fut suivie d’une restauration religieuse. L’é-glise épiscopale, non-seulement fut rétablie en Angle-terre dans toute sa rigueur, mais elle fut encore intro-duite en Ecosse.
Les persécutions contre les presbytériens furent renouvelées, etplus de 2000 pasteurs, qui avaient refusé d'adopter la liturgie angli-cane, furent expulsés de leurs cures. La lutte entre les deux églises,anglicane et presbytérienne, recommençait donc. L’enthousiasme pu-ritain, qui avait provoqué la révolution de 1640, allait pour la se-conde fois réveiller l'amour de la liberté et la haine du despotisme.
Alliance française et tendances catholiques. — L’af-fection du peuple pour Charles II dura peu. Le luxe dela cour, les débauches du roi, ses dépenses effrénéeset ses continuelles demandes d’argent, ne pouvaientque mécontenter ses sujets. Mais ce furent ses rela-tions avec la France et ses tendances catholiques quiblessèrent le plus vivement le sentiment national.Pour se procurer de l’argent, Charles s’était vendu àLouis XIV : non-seulement il lui céda Dunkerque, cetteglorieuse acquisition de Cromwell (p. 10(5), mais en-core il reçut, à plusieurs reprises, des subsides dugrand roi, dont il favorisait les projets politiques. Latrahision de Charles II alla même jusqu’à s’entendre