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Histoire Moderne.
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xvm« SIÈCLE

nostro rege Maria Theresia). » Une levée en masse estdécrétée. Aussitôt des milliers de Hongrois, de Croa-tes, de Pandours, inondent la Bohème et la Bavière.Les Franco-Bavarois sont partout expulsés et tandisque le vaniteux Charles Vil paradait à Francfort, Mu-nich sa capitale tombait aux mains des Autrichiens.

Cession de la Silésie à la Prusse. — Sur ces entrefaites, l’Angle-terre prenait ouvertement parti pour Marie Thérèse. Grâce à la mé-diation de cette puissance, la jeune reine consentit à traiter avec laPrusse, la Saxe et la- Sardaigne : ce ne fut toutefois pas sans peinequ’elle se décida à céder la Silésie à Frédéric II. L’Autriche, débar-rassée de la Prusse et appuyée par l’Angleterre, put alors reprendrel’offensive. Les Français, battus par le roi Georges II en personne (àDettingen, sur le Mein inférieur), furent obligés de repasser le Rhin.

Nouveaux revers de Marie Thérèse. — Frédéric II, craignant queMarie Thérèse, enorgueillie de ses succès, ne revendiquât la Silésie,rentra dans l’alliance franco-bavaroise et envahit la Bohême. D’unautre côté l’Angleterre, menacée par une descente en Ecosse deCharles-Edouard (fils du prétendant Jacques III), était obligée derappeler ses troupes du continent. Alors l’Autriche, abandonnée à elle-même et ayant de nouveau sur les bras son redoutable adversaire,fut partout battue. Louis XV, qui avait envahi les Pays-Bas autri-chiens, remporta la victoire de Fontenoi (près de Tournai), tandis queson allié Frédéric battait trois fois ses antagonistes.

La France seule. Guerre des Pays-Bas. Paix d’Aix-la-Chapelle. — L’empereur Charles VII étant mort,son fils Maximilien Joseph fit la paix avec Marie Thé-rèse. Frédéric II en fit autant, une fois que la cessionde la Silésie lui eut été renouvelée (traité de' Dresde).L’Allemagne fut alors délivrée de la guerre. Il en futbientôt à peu près de même de l’Italie, quand, après lamort de Philippe V, son fils Ferdinand VI cessa de sou-tenir l’infant don Philippe. Tous les efforts de la lutteportèrent alors sur les Pays-Bas. L’Angleterre qui s’é-tait débarrassée du prétendant (vaincu à Culloden enEcosse), accourut aussitôt à l’aide de son alliée. LaFrance se trouvait donc maintenant seule à soutenir