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XVIII e SIÈCLE
croissement de la marine anglaise. Les états voisins de la Prusseétaient jaloux de son rapide développement, et le grand Frédéric, loinde chercher à gagner leur sympathie, prenait plaisir à blesser deses épigrammes les rois et les reines. L’ancienne rivalité maritimede la France et de l’Angleterre, le nouvel antagonisme de l’Autricheet de la Prusse, telle fut la double cause de la guerre de sept ans.
52. Guerre de sept ans (1756-1763). — Rivalité de laFrance et de l’Angleterre dans l’Amérique du Nord.Prise de Port-Mahon. — A cette époque, les Françaiset les Anglais se disputaient la domination dans l’Amé-rique du Nord. Les premiers avaient dù céder aux se-conds VAcadie (p. 223) ; mais on n’était pas d’accord surles limites de cette contrée, que les Anglais voulaientconsidérablement étendre, tandis que les Français lesrestreignaient. En outre ceux-ci, demeurés maîtres duCanada et de la Louisiane, songeaientà relier ces deuxpays si éloignés, en prenant possession du bassin del’Ohio et de celui du Mississipi.Les colons delà Nouvelle-Angleterre n’attendaient pas se laisser ainsi fermer lechemin des fertiles contrées de l’Ouest, ce vaste champouvert à leur esprit entreprenant et à leur infatigableac -tivité.Le gouvernement anglais, de son côté, était bienrésolu à ne pas laisser les Français enfermer et resserrerses possessions d’Amérique, qui eussent été infaillible-ment condamnées à périr. Animés de ces sentiments, lescolons des deux nations s’avancèrent donc dans le bassinde l’Ohio, faisant partout acte de possession et élevantdes forts pour se défendre. Bientôt des conflits eurentlieu. Une fois entre autres, les Anglais commandés parGeorges Washington, voulurent reprendre un fort en-levé par leurs adversaires. Un parlementaire françaisayant été tué dans une rencontre avec son escorte, uneguerre ouverte éclata entre les colons des deux nations.
Les gouvernements prirent fait et cause pour leursressortissants : ils n’avaient pu, du reste, s’entendre sur